Depuis la mi-août 2026, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) appelle les familles à la prudence avec les jouets Squishy, ces petites balles antistress très prisées des enfants. Éclatements, brûlures, substances suspectes : voici ce que révèle vraiment cette alerte, et surtout comment réagir concrètement si un de ces jouets traîne dans la chambre des enfants.
Une alerte déclenchée après un accident
Le signal est parti d’un fait précis : le parquet de Saint-Omer (Pas-de-Calais) a ouvert une enquête pour « blessures involontaires » après qu’un jeune garçon a été brûlé au visage par l’éclatement d’un de ces jouets. En attendant les résultats des expertises techniques, la Répression des fraudes a choisi de communiquer immédiatement plutôt que d’attendre : plusieurs signalements font état d’éclatements et de brûlures lors de l’utilisation de certains modèles de Squishy vendus en France.
Des risques de deux natures différentes
L’alerte distingue deux familles de dangers, qu’il est utile de bien séparer :
- Risque chimique : certains de ces jouets peuvent contenir et relâcher des composés organiques volatils (COV), potentiellement nocifs par inhalation ou par contact cutané prolongé, en particulier chez les jeunes enfants qui portent souvent ces objets à la bouche.
- Risque mécanique : la texture molle de ces jouets favorise le détachement de petits fragments lors de la manipulation, avec un risque d’étouffement pour les tout-petits, ainsi que des cas d’éclatement brutal pouvant provoquer des brûlures ou des projections dans les yeux.
Le piège des « défis » sur les réseaux sociaux
Autre point insistant de l’alerte : la DGCCRF déconseille formellement de reproduire certaines vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, où ces jouets sont soumis à des expériences dangereuses — placés au micro-ondes, gonflés à l’air comprimé ou percés volontairement. Ces pratiques, filmées pour l’effet spectaculaire, multiplient le risque d’éclatement et de projection de matière chaude ou toxique.
Que faire si vous possédez un de ces jouets ?
En pratique, quelques réflexes simples permettent de limiter les risques en attendant les conclusions officielles des expertises :
- Vérifier la présence du marquage CE et des coordonnées d’un fabricant ou importateur identifiable sur l’emballage — l’absence de ces mentions est un signal d’alerte fort.
- Éviter les modèles achetés sur des plateformes de vente en ligne à très bas prix, sans marque connue ni notice en français.
- Surveiller les jeunes enfants pendant l’utilisation et retirer tout jouet présentant une odeur chimique marquée, une texture collante inhabituelle ou des signes d’usure.
- Ne jamais reproduire les « défis » viraux impliquant chaleur, pression ou perforation du jouet.
Si un jouet s’avère non conforme, les consommateurs concernés disposent d’un droit au remboursement ou à l’échange auprès du vendeur, et peuvent signaler le produit sur la plateforme officielle SignalConso, qui alimente directement les contrôles de la répression des fraudes.
Cette affaire s’inscrit dans une actualité plus large de vigilance renforcée sur la sécurité des produits destinés aux enfants, un sujet qui concerne directement la vie de toutes les familles et l’ensemble du secteur des jouets et de la puériculture.
Questions fréquentes
Les jouets Squishy sont-ils tous dangereux ?
Non. L’alerte de la DGCCRF ne vise pas l’ensemble de la catégorie, mais certains modèles, souvent bon marché et peu traçables, chez lesquels des risques chimiques ou mécaniques ont été identifiés. Les produits conformes, correctement marqués et vendus par des enseignes identifiées, ne sont pas concernés par les signalements.
Que faire en cas de brûlure ou de blessure liée à ce type de jouet ?
Il est recommandé de consulter un professionnel de santé si nécessaire, de conserver le produit et son emballage comme preuve, et de signaler l’incident sur la plateforme SignalConso afin qu’il soit pris en compte dans les expertises en cours.
Comment vérifier si un jouet respecte les normes de sécurité européennes ?
Il faut s’assurer de la présence du marquage CE, d’une notice en français, du nom et de l’adresse d’un fabricant ou importateur identifiable, et privilégier les circuits de vente reconnus plutôt que les places de marché en ligne sans traçabilité claire.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



