Le marché français de la lingerie traverse une passe délicate. Selon les chiffres Kantar présentés au Salon International de la Lingerie, les ventes ont reculé de 2,6 % sur les huit premiers mois de 2026, à 2,01 milliards d’euros. Un repli qui n’empêche pas le secteur de bouger : changements de direction, rachats, et surtout l’arrivée d’un nouveau relais de croissance inattendu, les culottes menstruelles remboursées par l’Assurance Maladie.
Un marché en repli, mais des maisons historiques qui tiennent
La baisse des ventes touche l’ensemble de la filière, alors même que 2026 est une année d’anniversaires pour plusieurs maisons emblématiques : Chantelle fête ses 150 ans, Empreinte ses 80 ans et Lise Charmel ses 50 ans. Ces marques misent sur leur savoir-faire ancestral et sur l’innovation produit pour résister à un contexte de consommation plus prudente.
- Ventes de lingerie féminine en France : 2,01 milliards d’euros sur 8 mois (-2,6 %)
- Etam reste le premier réseau spécialisé, avec plus de 1 400 magasins
- Plusieurs maisons patrimoniales célèbrent un anniversaire rond en 2026
Ce repli rappelle celui observé sur d’autres segments du petit équipement de la maison : un marché saturé de nouveautés, où la différenciation par la qualité et l’histoire de marque devient un argument décisif face à des consommateurs plus sélectifs.
Changements de direction et rapprochements
Côté gouvernance, la marque RougeGorge a changé de direction générale début octobre : Elya Hasson succède à Catherine Gallais, qui dirigeait l’enseigne depuis dix-sept ans, avec l’objectif affiché d’élargir le public de la marque. Dans le même temps, le groupe Fremaux Delorme a annoncé le rachat de la marque de lingerie de nuit Le Chat, pour renforcer son offre sur le marché du sommeil dans une logique de développement et d’ambition environnementale.
Ces mouvements interviennent alors que les ménages revoient leurs priorités de dépenses, un arbitrage que l’on retrouve aussi du côté de la santé, où les arbitrages budgétaires des Français pèsent déjà sur d’autres postes jugés moins prioritaires que l’alimentation ou le logement.
Les culottes menstruelles remboursées, nouveau relais de croissance
C’est la nouveauté qui pourrait changer la donne pour une partie du secteur : depuis le 1er octobre 2026, l’Assurance Maladie prend en charge les culottes menstruelles réutilisables et les coupes menstruelles achetées en pharmacie. La mesure concerne environ 6,7 millions de personnes menstruées : les moins de 26 ans, sans condition de ressources, et les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (CSS), quel que soit leur âge.
Le remboursement est fixé à 60 % du prix de référence pour les moins de 26 ans, et à 100 % pour les bénéficiaires de la CSS, sans avance de frais pour ces derniers. La prise en charge est limitée à deux produits par an, sans ordonnance ni demande préalable : il suffit de se rendre dans une pharmacie proposant une référence agréée. Ce que la loi impose désormais aux acteurs de santé publique ouvre ainsi, de fait, un nouveau canal de distribution et de notoriété pour les fabricants de lingerie technique, jusqu’ici davantage positionnés sur le marché libre.
Questions fréquentes
Qui peut bénéficier du remboursement des culottes menstruelles ?
Les personnes menstruées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire quel que soit leur âge, soit environ 6,7 millions de personnes.
Quel est le montant du remboursement ?
60 % du prix de référence pour les moins de 26 ans, 100 % pour les bénéficiaires de la CSS, dans la limite de deux produits par an et par personne.
Pourquoi le marché de la lingerie recule-t-il en 2026 ?
Selon Kantar, les ventes ont baissé de 2,6 % sur les huit premiers mois de 2026, dans un contexte de consommation plus prudente des ménages, malgré la résistance des maisons historiques du secteur.
Sources
- Assurance Maladie — communiqué du 28 septembre 2026
- FashionNetwork — actualités du secteur lingerie
- Le Figaro — RougeGorge, changement de direction générale
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



