Sur la carte des bars comme dans les rayons des supermarchés, un mot revient de plus en plus souvent : sans alcool. Portée par la génération Z et par des consommateurs plus âgés en quête de modération, la vague des boissons désalcoolisées ou faiblement alcoolisées — le fameux no-low — s’installe durablement dans les habitudes françaises, entre bières, vins et cocktails revisités.
Une croissance qui ne se dément pas
Le marché des boissons sans alcool progresse d’environ 9 % par an depuis 2023 en France, selon les données de l’institut IWSR reprises par plusieurs médias économiques. En 2024, la seule catégorie des bières sans alcool représentait déjà 238 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour plus de 110 millions de litres écoulés dans l’Hexagone. Les grands brasseurs l’ont bien compris : le groupe Carlsberg a annoncé une nette progression de ses bénéfices, portée en partie par sa gamme sans alcool, selon Les Échos et La Revue du vin de France.
Du côté des spiritueux et du vin, le mouvement reste plus discret mais réel. Le segment des vins désalcoolisés progresse, même s’il demeure encore marginal face au marché traditionnel. Les mocktails sophistiqués, eux, pèsent désormais plus de 13 millions d’euros dans la restauration et l’hôtellerie françaises.
La génération Z, moteur du changement
Selon une étude reprise par France Snacking, la jeune génération est en train de transformer les cartes des bars et restaurants l’été 2026. Un tiers des Français, environ 32 %, consomment désormais régulièrement des boissons no-low, une proportion qui grimpe à près d’un jeune adulte sur deux chez les 18-34 ans. Signe que la tendance dépasse le simple effet de mode : près de 30 % des 18-34 ans déclarent avoir réduit leur consommation d’alcool ces dernières années.
Contrairement à une idée reçue, l’abstinence totale n’est pas la première motivation. Selon les données du secteur, 68 % des acheteurs de boissons no-low recherchent avant tout la modération, et non l’arrêt complet de l’alcool. Le Dry January et les mouvements de « consommation consciente » sur les réseaux sociaux ont accéléré ce basculement, sans pour autant transformer les jeunes en abstinents.
- Bière sans alcool : 238 M€ de ventes en 2024 en France
- Mocktails sophistiqués : plus de 13 M€ dans la restauration
- 32 % des Français consomment déjà des boissons no-low
- 68 % des acheteurs cherchent la modération, pas l’abstinence
Ce que ça change pour les consommateurs
Pour le grand public, la conséquence la plus visible est la diversification de l’offre. Les brasseurs traditionnels multiplient les références sans alcool, les cavistes proposent des vins désalcoolisés, et des marques émergentes lancent des boissons pétillantes présentées comme des alternatives « premium » aux sodas classiques. Cette dynamique s’ajoute à celle des sodas prébiotiques présentés comme bons pour l’intestin, qui témoigne d’une même recherche de boissons perçues comme plus saines.
Sur le plan économique, la restauration et l’hôtellerie ajustent progressivement leurs cartes pour proposer des alternatives crédibles à la traditionnelle coupe de champagne ou à la bière pression, un enjeu déjà identifié dans les guides consacrés au choix des boissons sans alcool du vigneron. Cette évolution s’inscrit plus largement dans une tendance de fond de consommation responsable où la santé devance désormais l’écologie dans les choix des Français, un sujet suivi de près par les rubriques santé et économie du site.
Reste une limite à garder en tête : la qualité gustative des boissons désalcoolisées varie encore fortement d’une marque à l’autre, et leur prix reste parfois proche, voire supérieur, à celui des versions classiques. De quoi freiner, pour l’instant, une adoption totale au-delà des consommateurs déjà convaincus.
Questions fréquentes
Une bière « sans alcool » est-elle totalement dépourvue d’alcool ?
Pas toujours : en France, une boisson peut être étiquetée « sans alcool » jusqu’à 0,5 % de volume d’alcool, un seuil réglementaire à connaître pour les personnes qui souhaitent une abstinence stricte.
Pourquoi les jeunes adultes consomment-ils plus de boissons no-low ?
Selon les études sectorielles, la première motivation est la modération plutôt que l’abstinence : réduire sa consommation d’alcool sans renoncer au rituel social d’un verre.
Le marché du vin désalcoolisé est-il comparable à celui de la bière ?
Non, il reste nettement plus restreint : la désalcoolisation du vin pose des défis techniques différents et le segment progresse plus lentement que celui de la bière sans alcool.
Sources
- Les Échos — résultats du groupe Carlsberg
- France Snacking — la génération Z et les cartes estivales
- Le Télégramme — la tendance sans alcool sur la Côte d’Émeraude
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



