Trouver un club de sport qui accueille vraiment une personne en situation de handicap relève souvent, pour les familles, d’un parcours du combattant : appels à l’aveugle, informations éparses, associations qui ne savent pas toujours si elles sont équipées pour accueillir tel ou tel profil. Dans le Gard, une nouvelle plateforme baptisée ParAccueillant tente de résoudre ce problème très concret en centralisant, pour la première fois à l’échelle du département, l’ensemble de l’offre de sport inclusif disponible localement.
Un portail construit avec les acteurs du terrain
Le nouveau portail numérique a été présenté lors d’une conférence de presse début septembre 2026. Il résulte d’un travail conjoint entre trois structures du monde sportif départemental : le Comité Départemental Olympique et Sportif (CDOS30), le Comité Départemental Handisport (CDH30) et le Comité Départemental du Sport Adapté (CDSA30). Le Département du Gard, la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES) et la Caisse d’allocations familiales (CAF) ont financé le projet à hauteur de plus de 86 500 euros, selon les informations communiquées par les porteurs de l’initiative.
Des fiches détaillées, club par club
Concrètement, ParAccueillant recense les structures « paraccueillantes » : des clubs qui s’engagent à accueillir tous les publics, y compris les personnes présentant un handicap moteur, sensoriel, mental ou psychique, un trouble du spectre de l’autisme, un trouble cognitif ou une maladie invalidante. Chaque fiche précise le public accueilli, les modalités d’encadrement, le niveau d’accessibilité des locaux, les coordonnées du club et les conditions d’un premier essai. L’idée est de sécuriser ce premier contact, souvent le plus difficile, entre une famille et une structure sportive. L’accès au site est gratuit, aussi bien pour les familles que pour les professionnels de l’accompagnement ou les accompagnants des personnes concernées. Ce principe de recensement centralisé n’est pas propre au sport adapté : pour le grand public aussi, des annuaires de clubs et associations sportives existent depuis plusieurs années pour faciliter la mise en relation entre pratiquants et structures locales.
Une réponse locale à un problème national
Ce type d’outil n’est pas isolé : ces derniers mois, plusieurs collectivités et administrations françaises ont investi le créneau des portails numériques pour simplifier l’accès à l’information publique, qu’il s’agisse de cartographie, de logement ou de patrimoine culturel. Le principe reste le même — regrouper une information jusque-là dispersée entre dizaines de sites, d’annuaires papier ou de bouche-à-oreille associatif. Il est probable que d’autres départements observent l’expérience gardoise avant d’envisager, le cas échéant, un dispositif comparable ; aucune généralisation nationale de ce type de portail dédié au sport et handicap n’a toutefois été annoncée à ce jour, et il s’agit pour l’instant d’une initiative propre au Gard.
Un enjeu qui dépasse le seul sport
Au-delà de la pratique sportive, l’initiative illustre une tendance de fond : la numérisation progressive des dispositifs d’accompagnement du handicap, qui s’appuient de plus en plus sur des outils numériques dédiés pour fluidifier l’accès aux droits et aux services. Reste que l’efficacité réelle de ce type de portail sportif dépendra surtout de sa mise à jour régulière par les clubs eux-mêmes : une fiche obsolète peut décourager une famille aussi sûrement que l’absence totale d’information.
Questions fréquentes
Qui a créé le portail ParAccueillant ?
Il est porté conjointement par le CDOS30, le CDH30 et le CDSA30, avec le soutien financier du Département du Gard, de la SDJES et de la CAF, pour un budget annoncé de plus de 86 500 euros.
Le portail est-il payant ?
Non, la consultation des fiches clubs et la recherche de structures sont entièrement gratuites, pour les familles comme pour les professionnels et les accompagnants.
Quels types de handicap sont concernés ?
Le dispositif couvre les handicaps moteur, sensoriel, mental et psychique, les troubles du spectre de l’autisme, les troubles cognitifs ainsi que les maladies invalidantes, selon les critères publiés par les porteurs du projet.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



