Au tournant du XXe siècle, l’École de Nancy participe au renouveau des arts décoratifs, s’inscrivant dans un mouvement plus large en Europe, celui de l’Art nouveau. Elle rassemble de nombreux industriels d’art, artistes et architectes qui souhaitent améliorer le cadre de vie de leur époque par l’emploi de formes et de techniques nouvelles.

La volonté de modernité, le souci d’un développement industriel mais aussi l’inspiration de la nature sont au cœur de ce mouvement qu’il est parfois difficile de décrire, tant ses résultats sont variés.

  • L’ÉCOLE DE NANCY :

L’association de l’École de Nancy ou Alliance provinciale des industries d’Art fut créée en 1901. Sous l’impulsion d’Émile Gallé, son président. C’est une sorte de syndicat des industriels d’art et des artistes décorateurs qui s’efforce de constituer en province, des milieux d’enseignement et de culture favorables à l’épanouissement des industries d’art ;

Les atelier de verrerie de Gallé, Majorelle, Daum, mais aussi d’autres plus modestes ont tous contribué à l’essor de l’Art nouveau nancéien.

Leur volonté de modernité apparaît dans le souhait d’adapter le cadre de vie aux usages de l’époque, d’allier fonctionnalité et esthétique nouvelle. Une certaine unité est recherchée dans l’architecture et les aménagements intérieurs, dont les propositions sont en rupture avec les styles historiques.

Le passage de l’artisanat à l’industrie est nécessaire dans l’idéal social et politique de l’Art pour tous. Émile Gallé prônait ce désir dans le but de produire des pièces à moindre coût, et ainsi pouvoir toucher une plus large clientèle.

La production en série va ainsi participer à la promotion de cet Art nouveau. En 1900, on estime le nombre d’ouvrier à 200 personnes dans l’usine Gallé.

Ainsi, la division du travail s’accompagne de la production en série, ou la pièce passe entre les mains de plusieurs artisans, chacun ayant une spécialité propre.

La diversité des productions, où pièces uniques et de petite série cohabitent avec celles de grande série, a contribué à la reconnaissance internationale du foyer lorrain d’art décoratif et industriel.

UN PROCESSUS DE CRÉATION UNIFORME

Le processus de création d’avère assez proche chez Émile Gallé et Daum et devait l’être également dans les autres maisons Nancéienne. Au départ, une documentation est rassemblée afin de servir d’inspiration aux recherches de composition, de forme ou de décor, et par la photographie. Le monde végétale est alors source d’inspiration sans fin.

Aujourd’hui, les vases Gallé se vendent à prix d’or. Les productions uniques, caractérisées par des méthodes et techniques de travail complexes, mais aussi par une certaine transparence du verre, sont les plus recherchés. 

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