Après l’annonce de la signature de la Convention collective du portage salarial, la Fédération des entreprises de portage salarial (FEPS) tient à préciser « qu’elle n’en est pas signataire et qu’elle se tient prête à faire valoir son droit d’opposition ». La FEPS dénonce un texte qui “ne porte pas l’audace et l’ambition nécessaire à un secteur d’activité en pleine croissance”.

Créée à l’initiative des principaux acteurs du marché, la FEPS a pour vocation de représenter l’ensemble des acteurs du secteur du portage salarial, dans sa plus grande diversité, et au sens le plus large, quels que soient les modes d’exercice, les métiers représentés, les tailles de sociétés et la couverture géographique.

Représentant plus de 75% des acteurs du marché, la FEPS est représentative des entreprises du secteur du portage salarial et, à ce titre, participe aux négociations avec les partenaires sociaux.

La FEPS est adhérente de la Fédération européenne qui représente plus de 7 millions de personnes et 22 500 entreprises en Europe.

Positionnement

La FEPS définit le portage salarial comme une forme d’hébergement d’activité qui consiste à fournir un cadre juridique à un travailleur indépendant, afin de lui permettre d’exercer son activité en bénéficiant de la protection sociale du salariat, et d’un accompagnement au développement de son activité.

La FEPS positionne le portage salarial comme un dispositif entrepreneurial qui crée des emplois pérennes dans les territoires.

La FEPS défend l’indépendance du travailleur porté qui ne doit pas être assimilé à un salarié sui generis.
La signature de la Convention collective du portage salarial devait être l’aboutissement du processus de reconnaissance officielle du portage salarial en tant que branche professionnelle à part entière. Appelée de nos vœux, elle devait permettre aux partenaires sociaux de s’accorder sur un cadre précis venant répondre aux besoins d’un dispositif en croissance qui permet aux Français de travailler de manière indépendante.

Après l’annonce de la signature de la Convention collective du portage salarial, seulement trois mois après l’accord du Ministère du Travail pour entamer des négociations entre partenaires sociaux, la FEPS considère qu’en l’état actuel, “ce texte ne porte pas l’audace et l’ambition nécessaire à un secteur d’activité en pleine croissance. A vouloir faire vite par intérêt catégoriel, certains acteurs ont souhaité bâcler les discussions liées aux enjeux majeurs du portage salarial, portant ainsi préjudice à la bonne protection du salarié porté et à l’équilibre nécessaire entre toutes les parties prenantes”, dénonce Alain Prelorenzo, vice-président de la FEPS.

Parce qu’il en en va de la crédibilité de chacun et de la bonne tenue du dialogue social, la FEPS demande expressément à ce que les discussions reprennent afin notamment d’élaborer les conditions permettant d’ouvrir le portage salarial au plus grand nombre de Français ainsi qu’à l’ensemble des acteurs de l’emploi.

Plus que jamais, la FEPS est déterminée à promouvoir le portage salarial comme un outil tremplin à l’emploi des Français et à défendre les intérêts des travailleurs indépendants. A l’heure où le chômage est fort, nous sommes conscients que de tels enjeux exigent une attitude responsable et la bonne volonté de l’ensemble des parties prenantes.

A propos
Première organisation patronale européenne du portage salarial, la FEPS rassemble plus de 110 entreprises du secteur et près de 30 000 salariés en France. En Europe, la FEPS se fait le porte-voix de plus 7 millions de salariés et près de 22500 entreprises et se tient prête à accompagner avec les autres acteurs de l’emploi près d’1,3 millions indépendants d’ici 2025.
Plus d’infos sur : www.syndicatportagesalarial.fr

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