La dermocosmétique, qu’est-ce que c’est encore que ça ? Comme son nom l’indique (même si vous ne le réalisez pas), la dermocosmétique est un domaine situé quelque part entre le cosmétique (là c’était facile) et le monde du médicament. Le cosmétique renvoie, cela ne surprendra personne, au domaine de la beauté. Plus exactement un produit cosmétique est un produit qui s’applique sur une partie du corps affine d’en modifier son aspect ou son odeur et, ainsi, d’améliorer la présentation physique. Quant au médicament, lui, est un composé possédant des vertus curatives contre les maladies humaines ou animales. Si les cosmétiques ne requièrent aucune autorisation, ce n’est pas le cas des médicaments qui ne peuvent être commercialisés qu’avec une autorisation. La dermocosmétique est donc un peu la rencontre entre ces deux mondes, un pied dans le monde de du cosmétique, un autre dans celui de la santé, la dermatologie plus exactement. Pierre Fabre, qui est à la base de cette notion, la définissait (il est mort) comme désignant des “produits répondant en raison de leur technicité et de leur qualité à un problème particulier de la peau ou de cheveu.” Ce sont, généralement, des produits qui vous sont recommandés par les pharmaciens, loin des tendances de la cosmétique, et qui visent la peau, les cheveux et le cuir chevelu.

La question de la contamination des dermocosmétiques 

Pourquoi est-il important d’appliquer des normes de stérilisation à l’industrie dermocosmétique me direz-vous ? Un des grands dangers, vous vous en doutez, dans à peu près tous les produits de tous types, c’est la contamination microbienne. Cette contamination est également combattue dans le domaine de le cosmétique et, par extension, de la dermocosmétique. Une contamination pourrait entrainer une détérioration du produit qui serait alors susceptible d’en atténuer les effets bénéfiques. La réglementation européenne limite la présence de microbes à 100 germes par gramme. Cette lutte s’effectue, le plus souvent, par l’adjonction de produits conservateurs. 

Les conservateurs, des produits polémiques

Or, aujourd’hui, une partie de ces conservateurs sont extrêmement décriés par le public et, surtout, posent question. On pourra, ainsi, penser au formaldéhyde, qui peut provoquer des irritations. On pensera également au méthylisothiazolinone qui peut provoquer des allergies ou encore les parabènes dont une étude de 2004 montrait une forte absorption par l’organisme et pouvaient avoir des effets sur l’activité des œstrogènes. Suite à ces polémiques, sont apparus sur l’emballage de certains produits la mention “sans conservateur”. En effet il est possible de lutter contre les micro-organismes par d’autres procédés, comme la stérilisation.

La stérilisation

Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune réglementation visant la fabrication de produits dermocosmétiques stériles. En revanche on peut se rapporter à ses deux produits parents, la cosmétique et le médicament, qui sont, eux, bel et bien réglementés. Respectivement par le règlement 1223/2009/CE et a ligné directrice 1 “Fabrication des médicaments stériles des Bonnes Pratiques de Fabrication”. Ce sont ces réglementations qu’il est nécessaire de suivre afin d’arriver à un résultat optimum. Un résultat qui, quoi qu’il en soit, ne pourra pas sans l’acquisition d’un bon équipement de stérilisation qui, de toute façon, sera amorti dans le temps.

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