Le Liban devient le premier pays du Proche-Orient à abolir la peine de mort. Le Parlement libanais a adopté, le 11 août 2026, une loi qui remplace la peine capitale par la réclusion à perpétuité, mettant fin en droit à une sanction que le pays n’appliquait plus dans les faits depuis 2004. Une décision saluée par les défenseurs des droits humains, qui marque une rupture dans l’histoire pénale de la région.
Une réforme votée après plusieurs années de débat
Déposée au Parlement le 7 octobre 2025 par sept députés issus de plusieurs groupes politiques, la proposition de loi a été adoptée après l’introduction de plusieurs amendements. Le texte supprime la peine capitale du code pénal libanais et la remplace par deux nouvelles peines : la réclusion à perpétuité, et une réclusion à perpétuité dite « aggravée » pour les crimes les plus graves commis après l’entrée en vigueur de la loi.
Dans les faits, le Liban n’exécutait déjà plus personne depuis 2004, même si les tribunaux continuaient jusqu’ici à prononcer des condamnations à mort. La réforme met donc fin à un moratoire de facto vieux de plus de vingt ans, en l’inscrivant définitivement dans la loi.
Une première régionale aux répercussions diplomatiques
Le Liban devient ainsi le premier État du Proche-Orient à abolir formellement la peine de mort, dans une région où la grande majorité des pays continuent à l’appliquer. Le vote a reçu un accueil favorable de la part de plusieurs organisations de défense des droits humains et de gouvernements étrangers, qui y voient un signal positif dans un contexte régional par ailleurs marqué par de fortes tensions.
Le Parlement a par ailleurs adopté, le même jour, une loi d’amnistie distincte, dont le périmètre et les critères d’application restent débattus par les juristes locaux.
Ce que change concrètement la loi
- La peine de mort disparaît du code pénal libanais pour tous les crimes.
- Elle est remplacée par la réclusion à perpétuité, simple ou aggravée selon la gravité des faits.
- La réforme s’applique aux crimes commis après l’entrée en vigueur du texte ; le sort des condamnations à mort déjà prononcées reste à clarifier par les tribunaux.
- Le Liban rejoint ainsi la liste, toujours minoritaire au niveau mondial, des pays ayant aboli la peine capitale en droit et non plus seulement dans la pratique.
Pour suivre l’actualité de la région, consultez notre rubrique International, ou nos analyses en Droit – Juridique et Social.
Questions fréquentes
Le Liban appliquait-il encore la peine de mort avant cette loi ?
Non, plus aucune exécution n’avait eu lieu depuis 2004, mais des condamnations à mort continuaient d’être prononcées par les tribunaux faute de base légale pour les remplacer.
Par quoi la peine de mort est-elle remplacée ?
Par la réclusion à perpétuité, et par une réclusion à perpétuité aggravée pour les crimes les plus graves commis après l’entrée en vigueur de la loi.
Le Liban est-il le premier pays de la région à abolir la peine de mort ?
Oui, il devient le premier État du Proche-Orient à l’abolir formellement en droit, une décision saluée par plusieurs organisations de défense des droits humains à l’international.
Sources
France 24 —
L’Avenir —
cath.ch
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



