Fermé depuis le 22 septembre 2025 pour un chantier de rénovation qui doit durer jusqu’en 2030, le Centre Pompidou continue pourtant de faire vivre ses collections. C’est tout l’enjeu de Pompidou+, le portail numérique gratuit lancé par l’institution pour que l’art moderne et contemporain reste accessible pendant les cinq années de travaux. Une bascule qui illustre comment les grands portails artistiques français réinventent l’accès au patrimoine culturel à l’heure de la fermeture des lieux physiques.
Plus de 200 000 ressources accessibles gratuitement
Développée pendant la préparation de la fermeture, la plateforme Pompidou+ met à disposition, sans inscription et depuis n’importe quel appareil, plus de 200 000 ressources numériques :
- près de 100 000 reproductions d’œuvres du Musée national d’art moderne ;
- plus de 600 vidéos réparties en une trentaine de playlists thématiques ;
- près de 4 000 captations d’événements et films pédagogiques ;
- des enregistrements sonores d’archives remontant à 1977 ;
- plus de 500 articles et dossiers éditoriaux, en plus d’un moteur de recherche unifié.
Un ensemble déjà consultable sur collection.centrepompidou.fr, comparable dans son ambition à ce que propose déjà le portail consacré au patrimoine numérique des musées français, où des millions d’œuvres sont déjà consultables gratuitement en ligne.
« Constellation » : la collection dispersée dans neuf pays
Le numérique n’est qu’un des deux piliers de la stratégie. Depuis avril 2025, le programme Constellation disperse une partie des œuvres et de la programmation du Centre Pompidou chez des institutions partenaires, en France comme à l’étranger. Sont notamment concernés le Grand Palais, le Panthéon, le Musée d’art moderne de Paris, le Centre Pompidou-Metz ainsi que des partenaires régionaux à Lyon, Auxerre et Deauville. À l’international, des expositions puisant dans les collections parisiennes voyagent jusqu’à Shanghai, Séoul, Malaga, Berlin, Barcelone, Bruxelles, Rome ou encore Amsterdam. Cette itinérance internationale, moins commentée que la seule fermeture du bâtiment, change en profondeur la manière dont le public rencontre les œuvres pendant le chantier.
Autre volet du dispositif : un nouvel équipement, le Centre Pompidou Francilien, doit ouvrir au printemps 2027 à Massy (Essonne), à une trentaine de minutes de Paris grâce à la future ligne 18 du Grand Paris Express. Conçu comme un pôle de conservation et un lieu culturel à part entière, il complètera la présence physique de l’institution avant même la réouverture du bâtiment parisien.
Pourquoi cela change la donne pour les visiteurs
Pour le public, la fermeture ne signifie donc pas une interruption de cinq ans, mais une redistribution de l’accès : en ligne via Pompidou+, physiquement via Constellation, et bientôt à Massy. Pour les amateurs d’expositions, à l’image de celle actuellement consacrée à l’art contemporain français en réalité virtuelle, ce modèle hybride pourrait devenir une référence pour d’autres grandes institutions confrontées à des travaux de longue durée. Il rejoint aussi la tendance de fond déjà observée par l’ouverture progressive des portails artistiques français au numérique.
Questions fréquentes
Pompidou+ est-il payant ?
Non, l’accès est entièrement gratuit et ne nécessite aucune inscription : les contenus sont consultables 24h/24 depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone.
Quand le Centre Pompidou rouvrira-t-il à Paris ?
Le bâtiment historique de Beaubourg, fermé depuis le 22 septembre 2025, doit rouvrir ses portes en 2030 à l’issue du chantier de rénovation.
Où voir des œuvres de la collection pendant la fermeture ?
Le programme Constellation les répartit dans des institutions partenaires en France (Grand Palais, Musée d’art moderne de Paris, Centre Pompidou-Metz, Lyon, Auxerre, Deauville) et à l’étranger (Shanghai, Séoul, Malaga, Berlin, Barcelone, Bruxelles, Rome, Amsterdam), en plus de la plateforme numérique Pompidou+.
Sources
- Centre Pompidou — présentation de Pompidou+
- Centre Pompidou — le programme de métamorphose 2025-2030
- Portail des collections en ligne du Centre Pompidou
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



