Après des années dominées par la résistance chauffante classique, le robot de cuisine change de technologie. Vorwerk vient de lancer son Thermomix TM7, et plusieurs fabricants généralisent désormais la cuisson par induction jusque dans leurs modèles d’entrée et de milieu de gamme. Un virage technique qui modifie directement la précision de cuisson et l’expérience des utilisateurs.
Le Thermomix TM7, vitrine de la nouvelle génération
Présenté cet automne, le Thermomix TM7 de Vorwerk est vendu 1 599 €, soit 50 € de plus que le TM6 à son lancement. L’appareil se distingue par un écran tactile de 10 pouces (contre 6,4 pouces précédemment), un bol de 2,2 litres et un moteur nettement plus silencieux, autour de 30 dB en vitesse 1. Il propose 24 modes de préparation et une cuisson sans couvercle jusqu’à 100 °C, sans rotation des couteaux. La bibliothèque de recettes Cookidoo, à laquelle l’appareil se connecte, dépasse désormais les 100 000 recettes.
L’induction descend en gamme
La vraie rupture technique de cette année ne se limite pas au haut de gamme. Plusieurs marques remplacent la résistance classique par un chauffage à induction intégré au bol, plus précis et plus rapide à monter en température. Le Magimix Cook Expert chauffe ainsi de 30 à 140 °C à un degré près, tandis que le Kenwood Cooking Chef Experience annonce une précision similaire sur une plage de 20 à 180 °C pour un bol de 6,7 litres. Bosch propose sa version Cookit, également à induction, autour de 800 €.
Du côté de Moulinex, filiale du Groupe SEB, la nouveauté s’appelle le Cookeo Infinity : un multicuiseur connecté en Wi-Fi, à écran interactif, capable de guider la préparation de recettes pour jusqu’à sept personnes grâce à une cuve antiadhésive compatible lave-vaisselle. Le groupe a présenté ces nouveautés lors d’un événement parisien avant la rentrée, aux côtés d’une nouvelle gamme d’air fryers et d’un blender chauffant.
Ce que ça change pour les utilisateurs
- Une montée en température plus rapide et plus homogène, utile pour les cuissons délicates (sauces, tempérage, cuisson sous vide).
- Moins d’entretien : les résistances exposées, sujettes à l’encrassement, disparaissent progressivement des nouveaux modèles.
- Une consommation électrique mieux maîtrisée, l’induction limitant les pertes de chaleur vers l’extérieur du bol.
- Un écart de prix qui se resserre entre le haut de gamme et les modèles familiaux, portés par la concurrence entre Vorwerk, Magimix, Bosch, Kenwood et Moulinex.
Ce mouvement s’inscrit aussi dans un changement plus large du marché : plusieurs comparatifs récents sur l’essor des robots cuiseurs en France notent que la demande reste forte, même si elle doit désormais compter avec la concurrence directe des air fryers, moins chers à l’achat.
Durabilité : un critère qui monte
Au-delà de la technologie de chauffe, les consommateurs regardent de plus près la réparabilité et la longévité de ces appareils, qui pèsent plusieurs centaines d’euros. Une tendance déjà repérée dans notre analyse sur l’indice de durabilité des robots cuiseurs, qui devient un argument de vente à part entière face à des modèles multifonctions de plus en plus complexes à réparer soi-même.
Pour comparer les modèles disponibles ou suivre les nouveautés électroménager et plus largement high-tech, la rubrique robots de cuisine de la rédaction suit ces évolutions au fil des lancements.
Questions fréquentes
L’induction rend-elle un robot de cuisine plus cher ?
Pas nécessairement. Si les modèles premium comme le Thermomix TM7 restent au-dessus de 1 500 €, des robots à induction existent désormais à des tarifs proches de ceux équipés d’une résistance classique, notamment chez Bosch ou dans certaines gammes Moulinex.
Quelle est la différence concrète avec une résistance classique ?
L’induction chauffe directement les parois du bol par un champ magnétique, sans élément chauffant exposé. La montée en température est plus rapide et plus précise, ce qui limite les écarts de cuisson et facilite le nettoyage de l’appareil.
Faut-il attendre un modèle à induction avant d’acheter ?
Cela dépend de l’usage. Pour une cuisine technique (pâtisserie, sauces, cuisson basse température), l’induction apporte un vrai gain de précision. Pour une utilisation occasionnelle, un multicuiseur classique bien noté reste un choix pertinent et souvent moins coûteux.
Sources
- Vorwerk — Fiche officielle du Thermomix TM7
- LaboMaison — Test du Thermomix TM7
- Univers Habitat — Le Groupe SEB met à l’honneur Moulinex
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



