En France, le marché des boissons sans alcool ne se contente plus d’une niche réservée au Dry January. Entre nouvelles installations industrielles, créations d’espaces dédiés dans les grands salons professionnels et évolution des habitudes de consommation, le secteur change d’échelle en 2026.
Un marché qui accélère depuis plusieurs années
Le segment des boissons dites « no/low » (sans alcool ou à très faible teneur) poursuit une croissance régulière depuis 2022, portée par une demande croissante de produits festifs sans alcool toute l’année, et pas seulement en janvier. La bière sans alcool illustre bien ce mouvement : selon les données NielsenIQ de février 2026, elle approche désormais 6 % des volumes vendus en grande distribution, une part qui aurait semblé marginale il y a seulement cinq ans.
Cette dynamique ne se limite plus à la bière. Les boissons alternatives au sens large gagnent du terrain dans les rayons, portées aussi bien par les grands groupes industriels que par des marques plus récentes positionnées sur le peu sucré et le naturel.
L’industrie investit pour suivre la demande
Du côté de la production, les investissements se multiplient. Le groupe Refresco, spécialisé dans les boissons en marque de distributeur, s’est positionné comme l’un des principaux fournisseurs de boissons sans alcool pour les enseignes françaises, avec une capacité industrielle dédiée à ce segment. De son côté, le groupe Henkell Freixenet a annoncé l’installation d’un système de récupération des arômes sur sa chaîne de production de vins effervescents sans alcool, une technologie destinée à préserver le profil aromatique du produit fini malgré le retrait de l’alcool — un enjeu technique central pour la qualité gustative de ces boissons.
Ces investissements traduisent un pari de long terme : les industriels ne considèrent plus le sans-alcool comme un simple produit de saison, mais comme une gamme pérenne à part entière, au même titre que les boissons classiques. C’est aussi dans cet esprit que certaines marques misent sur des recettes plus élaborées, à l’image des thés pétillants et infusions pensés pour l’apéritif.
Les salons professionnels officialisent la tendance
Signe de cette montée en puissance, les grands rendez-vous professionnels du secteur viticole et brassicole ont créé des espaces entièrement dédiés aux boissons sans alcool. Lors de l’édition 2026 de Wine Paris, un espace baptisé « Be No » a réuni 64 exposants venus de 13 pays, proposant plus de 250 références à déguster. Les salons Degré Zéro, Millésime Bio et Wine Expo Paris ont également accordé une place croissante aux alternatives sans alcool lors de leurs éditions du premier trimestre 2026.
Cette institutionnalisation marque un changement de statut : longtemps perçu comme un marché de niche, le sans-alcool dispose désormais de ses propres vitrines professionnelles, au même rang que les catégories traditionnelles.
Des consommateurs de plus en plus nombreux
Côté consommation, la part de Français déclarant consommer à la fois des boissons alcoolisées et des alternatives sans alcool est passée de 39 % à 49 % entre 2024 et 2025, selon les données citées par plusieurs acteurs du secteur. Le phénomène touche particulièrement les jeunes générations, en quête d’options festives qui n’impliquent pas nécessairement la consommation d’alcool, sans pour autant renoncer totalement aux boissons alcoolisées classiques.
- Bière sans alcool : près de 6 % des volumes vendus en grande distribution (NielsenIQ, février 2026)
- 49 % des Français consomment désormais des boissons alternatives, contre 39 % un an plus tôt
- 64 exposants et plus de 250 références réunis sur l’espace « Be No » de Wine Paris 2026
Questions fréquentes
La bière sans alcool est-elle vraiment comparable à la bière classique ?
Les procédés de désalcoolisation ont fortement progressé, notamment grâce à des technologies de récupération des arômes qui limitent la perte de goût liée au retrait de l’alcool. Les écarts de profil gustatif se réduisent, ce qui explique en partie la progression des ventes.
Le marché du sans-alcool concerne-t-il uniquement la bière et le vin ?
Non. Le segment inclut aussi les cocktails sans alcool, les boissons fermentées, les infusions pétillantes et des gammes de boissons peu sucrées, avec une diversité de produits qui s’est nettement élargie ces dernières années.
Pourquoi les salons professionnels créent-ils des espaces dédiés en 2026 ?
La création d’espaces comme « Be No » chez Wine Paris traduit la volonté des organisateurs de donner une visibilité propre à une catégorie désormais jugée pérenne, et non plus comme une simple tendance passagère liée au Dry January.
Sources
- LSA Conso — reportage sur Refresco et la production de boissons sans alcool en marque de distributeur
- Vinetur — installation d’un système de récupération des arômes par Henkell Freixenet
- Le Monde de l’épicerie fine — analyse du marché no/low et de l’édition 2026 de Wine Paris
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



