AccueilBoissons non alcooliséesBoissons sans alcool : un marché en pleine accélération en France

Boissons sans alcool : un marché en pleine accélération en France

Date:

Publicité Meetic

Le rayon des boissons sans alcool ne cesse de s’étoffer dans les supermarchés français. Porté par une nouvelle génération de consommateurs et par l’appétit des industriels pour l’innovation, le marché du no/low — ces boissons sans alcool ou à très faible teneur en alcool — affiche une progression que peu de segments de la grande consommation peuvent revendiquer aujourd’hui.

Une croissance à deux chiffres depuis 2022

Selon les données disponibles, le marché français des boissons no/low avoisine désormais les 300 millions d’euros, avec une progression de plus de 30 % depuis 2022. La bière sans alcool, fer de lance de la catégorie, enregistre à elle seule une croissance annuelle de +5,4 % en valeur et +3,9 % en volume, pour un marché estimé à 238 millions d’euros. Le segment des bières blondes sans alcool progresse même de 11 % en volume sur un an, et représente désormais près de 6 % des volumes de bière vendus en grande distribution.

Cette dynamique s’accompagne d’un changement d’échelle côté production : d’après une enquête flash menée auprès des professionnels, 40 % des brasseurs proposent déjà une référence sans alcool, de manière régulière ou occasionnelle, et 30 % supplémentaires ont un projet en cours. La filière ne considère donc plus le sans-alcool comme une niche expérimentale, mais comme un axe de développement à part entière.

Qui sont les nouveaux consommateurs ?

Le succès du no/low tient largement à l’élargissement de sa base de consommateurs. 32 % des Français déclarent aujourd’hui consommer des boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool, contre une part bien plus faible il y a encore quelques années. Cette évolution avait déjà été documentée dans notre article sur l’essor du sans-alcool chez la génération Z, mais le mouvement dépasse désormais largement cette seule tranche d’âge : la modération devient une pratique installée, y compris chez des consommateurs plus âgés en quête d’équilibre.

Les études distinguent plusieurs profils : des consommateurs attentifs à leur santé, des amateurs de nouvelles expériences gustatives, et une part croissante de buveurs occasionnels qui alternent sans-alcool et boissons classiques selon les moments de consommation. Un point commun ressort néanmoins : l’exigence sur la qualité gustative des produits, qui pousse les marques à investir dans de nouvelles techniques de brassage et de désalcoolisation.

L’innovation, moteur de la catégorie

Face à cette demande, les industriels multiplient les lancements. La brasserie bordelaise qui a lancé un kéfir sans alcool illustre cette diversification vers des boissons fermentées à faible degré, tandis que d’autres marques misent sur les sodas prébiotiques pour capter les consommateurs en quête de boissons perçues comme bénéfiques pour la santé digestive. Vins désalcoolisés, spiritueux sans alcool, mixers premium : la rentrée voit une vague de nouvelles références arriver en rayon, certaines enseignes en annonçant une vingtaine rien que pour cette saison.

  • Marché no/low en France : environ 300 millions d’euros, +30 % depuis 2022
  • Bière sans alcool : 238 millions d’euros, +5,4 % en valeur par an
  • 40 % des brasseurs produisent déjà une référence sans alcool
  • 32 % des Français consomment désormais des boissons no/low

Cette effervescence profite aussi à des secteurs connexes, comme la gastronomie et la restauration, où les cartes d’accords mets-boissons sans alcool se multiplient, ou encore aux rayons de produits alimentaires plus largement, où les marques historiques doivent désormais composer avec de nouveaux entrants spécialisés.

Un marché qui pèse aussi sur l’économie de la filière

Au-delà des étals, cette mutation redessine les équilibres économiques du secteur des boissons. Elle oblige les acteurs traditionnels à revoir leurs investissements industriels et leurs gammes, dans un contexte où la conjoncture économique pousse une partie des consommateurs vers une consommation plus mesurée. Reste à savoir si cette croissance, portée pour l’instant par la nouveauté, se maintiendra une fois le marché arrivé à maturité.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une boisson « no/low » ?

L’appellation regroupe les boissons totalement sans alcool (no) et celles à très faible teneur en alcool (low), qu’il s’agisse de bières, vins, spiritueux ou cocktails prêts à boire.

La bière sans alcool a-t-elle vraiment le même goût que la bière classique ?

Les techniques de brassage et de désalcoolisation ont beaucoup progressé ces dernières années. Les études de consommation montrent que les acheteurs de sans-alcool restent toutefois exigeants sur la qualité gustative, ce qui pousse les marques à continuer d’innover.

Le marché du sans-alcool concerne-t-il uniquement la bière ?

Non. La catégorie s’étend désormais aux vins désalcoolisés, aux spiritueux sans alcool, aux kéfirs, aux sodas prébiotiques et à de nombreuses boissons fermentées à faible degré, avec de nouvelles références lancées à chaque rentrée.

Sources

Brasseurs de FranceFranceAgriMerLe Monde de l’Épicerie Fine

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Simon
Signature éditoriale de la rédaction de lesnewsdunet.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

- Publicité -

Publicité Fortuneo

Les mécennes

Partager son code de parrainage

Zone Parrainage — partager son code de parrainage

Dernières Actualités