À Saint-Nazaire, les Chantiers de l’Atlantique vivent une période exceptionnelle. Entre commandes record de paquebots géants, carnet de commandes rempli jusqu’en 2032 et embauches massives, le site industriel confirme sa place de leader mondial de la construction de navires de croisière, loin des clichés sur le déclin de l’industrie française.
Un carnet de commandes hors norme
L’armateur suisse MSC a confirmé une commande de deux paquebots supplémentaires de la série World Class, pour un montant avoisinant 3,5 milliards d’euros. Ce programme porte désormais à huit le nombre d’unités commandées par MSC auprès du chantier nazairien, pour une valeur totale dépassant 7 milliards d’euros. Le « MSC World Asia » a été livré en 2026, tandis que les quatre prochaines unités seront livrées entre 2029 et 2031.
- Royal Caribbean a commandé le dernier paquebot de sa classe Oasis (362 mètres, 2 830 cabines), livrable en 2028.
- Deux nouveaux navires de la classe Discovery sont attendus pour 2029 et 2032.
- Le segment du luxe n’est pas oublié, avec les paquebots « OE Olympian » et « OE Corinthian » pour Orient Express.
Des retombées économiques et sociales concrètes
Ce dynamisme se traduit directement dans les chiffres de l’entreprise. Le chiffre d’affaires prévisionnel pour 2026 atteint 2,9 milliards d’euros, contre 2,7 milliards en 2025. Les Chantiers de l’Atlantique emploient aujourd’hui 4 200 salariés et visent 4 500 postes, avec environ 400 embauches prévues chaque année. Le volume d’heures de travail interne atteint 15 à 16 millions d’heures par an, un chiffre qui double une fois la sous-traitance intégrée.
Cette réussite industrielle n’est pas isolée : d’autres filières françaises affichent une dynamique comparable, comme le montre la récente création de 260 emplois d’artisans en Normandie par Hermès, preuve que certains secteurs manufacturiers tricolores continuent de recruter massivement. Le secteur de l’industrie française tire aussi parti de son savoir-faire à l’export, à l’image de la filière maroquinerie, qui pèse 25 milliards d’euros grâce à ses exportations.
La construction navale française, au-delà des paquebots
Le dynamisme de Saint-Nazaire s’inscrit dans un contexte plus large pour la construction navale française. Côté militaire, le cinquième sous-marin de la classe Suffren, le « Rubis », a quitté son hall de construction le 16 octobre 2026 pour rejoindre son installation de lancement, et la coque du dernier patrouilleur d’outre-mer, le « Félix Éboué », est arrivée à Boulogne-sur-Mer début octobre. Côté plaisance, le secteur se prépare aussi à un rendez-vous majeur : le Paris Nautic Show, qui se tiendra du 25 au 29 novembre au Bourget, mettra l’accent sur la propulsion électrique marine et la navigation durable, devant environ 40 000 visiteurs attendus. Un engouement que confirme aussi, à une autre échelle, le monde de la voile sportive avec le record de participants à la Route du Rhum au départ de Saint-Malo.
Questions fréquentes
Pourquoi les Chantiers de l’Atlantique reçoivent-ils autant de commandes ?
Le chantier bénéficie d’un savoir-faire reconnu dans la construction de très grands paquebots et d’une demande mondiale de croisière toujours soutenue, portée notamment par des armateurs comme MSC et Royal Caribbean.
Combien d’emplois le site de Saint-Nazaire représente-t-il ?
Le site emploie actuellement 4 200 salariés et vise 4 500 postes, avec environ 400 embauches programmées chaque année pour répondre au carnet de commandes.
La construction navale française se limite-t-elle aux paquebots ?
Non : le secteur couvre aussi la construction militaire (frégates, sous-marins, patrouilleurs) et la plaisance, avec des évolutions notables vers la propulsion électrique, mises en avant lors de salons comme le Paris Nautic Show.
Sources
Mer et Marine — Saint-Nazaire, les Chantiers de l’Atlantique poursuivent leur montée en puissance
L’Usine Nouvelle — Actualité des Chantiers de l’Atlantique
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



