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Classement de Shanghai : la France conforte sa place parmi les meilleures universités mondiales

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Le classement de Shanghai vient de livrer son verdict annuel, et la France y confirme une place solide parmi les nations scientifiques les plus reconnues au monde. Avec 27 établissements classés et quatre universités hexagonales dans le top 100 mondial, le pays se maintient au 7e rang des nations les mieux représentées. Derrière ce résultat d’ensemble, deux nouvelles entrées et un jeu de chaises musicales franciliennes méritent qu’on s’y attarde.

Ce que mesure vraiment le classement de Shanghai

Publié chaque année par des chercheurs chinois sous le nom académique d’ARWU (Academic Ranking of World Universities), ce classement ne juge pas la qualité de l’enseignement mais la production scientifique des établissements : nombre d’anciens élèves ou de personnels distingués par un prix Nobel ou une médaille Fields, volume de publications dans les revues Nature et Science, part de chercheurs parmi les plus cités au monde, et production scientifique rapportée à la taille de l’établissement. C’est un outil de comparaison internationale de la recherche, pas un guide d’orientation pour choisir sa licence.

Paris-Saclay en tête, Paris Cité au meilleur niveau de son histoire

L’Université Paris-Saclay reste la mieux placée des établissements français, 13e mondiale, ce qui en fait aussi la première université de tout le continent européen continental. Autre performance notable : l’Université Paris Cité grimpe à la 57e place mondiale, son meilleur résultat depuis sa création, tout en restant la 4e université française derrière Paris-Saclay, PSL et Sorbonne Université. Ces quatre établissements franciliens forment à eux seuls le contingent français du top 100 mondial.

Fait moins commenté : deux nouveaux établissements font leur entrée dans le classement cette année, l’Université de Bretagne Occidentale et l’Université d’Angers, signe que la reconnaissance internationale de la recherche française ne se limite pas aux poids lourds parisiens.

  • 27 établissements français classés, 7e rang mondial des nations
  • 4 universités françaises dans le top 100 mondial
  • Paris-Saclay : 13e mondiale, 1re française et 1re d’Europe continentale
  • Paris Cité : 57e mondiale, meilleur classement de son histoire
  • 2 nouvelles entrées : Bretagne Occidentale et Angers

Pourquoi ce rang compte, au-delà du prestige

Un bon classement international pèse concrètement sur l’attractivité d’une université auprès des chercheurs étrangers, sur les partenariats industriels et sur le montant des financements de recherche obtenus via des appels à projets européens. Pour un étudiant, la position d’un établissement dans ce type de palmarès n’a d’intérêt réel qu’en master ou en doctorat, lorsque la réputation scientifique du laboratoire d’accueil devient un critère de poursuite d’études ou d’insertion professionnelle. Pour les collectivités et les bassins d’emploi qui accueillent ces campus, chaque montée dans le classement facilite aussi l’implantation d’entreprises technologiques en quête de viviers de talents, un enjeu suivi de près par les acteurs de la formation supérieure comme par ceux de la recherche appliquée.

Questions fréquentes

Le classement de Shanghai évalue-t-il la qualité des cours ?

Non. Il mesure uniquement la production et la reconnaissance scientifiques d’un établissement (publications, distinctions, chercheurs cités), pas la qualité pédagogique ni le taux d’insertion professionnelle des diplômés.

Pourquoi la France reste-t-elle stable malgré de bons résultats individuels ?

Le rang par nation dépend du nombre total d’établissements classés et de leur position agrégée. Les progressions de Paris Cité ou les nouvelles entrées compensent les légers reculs d’autres établissements, d’où une position nationale globalement stable.

Qui publie ce classement et depuis quand ?

L’ARWU est publié chaque année depuis 2003 par des équipes de recherche chinoises, à l’origine rattachées à l’université Jiao Tong de Shanghai, d’où son surnom de « classement de Shanghai ».

Sources

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Anne-Sophie M
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