Cette crise financière et économique, médiatisée depuis le 15 septembre, est elle une malchance ou une chance ? La question mérite d’être posée si l’on analyse objectivement tout ce qu’elle entraine comme changements majeurs dont on n’aurait pas même oser rêver il y a quelques mois et les capacités insoupçonnées de réaction de la classe politique. J’en ai déjà parlé dans mes précédents articles. Aujourd’hui, j’ai envie de m’intéresser à la bourse.

Depuis plus de quinze jours, les médias font leurs gros titres sur la crise boursière et rivalisent de pessimisme. Quand les marchés financiers retrouvent leur sérénité, ces mêmes médias ne manquent pas de nous mettre en garde : les hausses précèdent les baisses et -c’est sûr- ça va replonger !

En attendant Armageddon ou, à tout le moins, un changement de mode de vie, il va bien falloir vivre dans le monde tel qu’il est, c’est-à-dire avec un système financier à revoir complètement, des règles à graver dans le marbre des tables de la Loi et des institutions internationales à créer pour les faire respecter. Rien ne devra plus être pareil, on en est tous d’accord. Dans ce monde à changer, il y a encore des banques qui ont survécu à l’autodafé médiatique et des bourses en plein désarroi face à un marché inquiet par une récession mondiale annoncée mais qui fonctionnent.

Il ne serait pas déraisonnable de s’appuyer sur elles pour sortir de la crise dans laquelle elles sont tombées les premières.

Du côté des banques centrales, de bonnes nouvelles courent la campagne : une nouvelle baisse imminente des taux directeurs. La BCE devrait baisser à nouveau les siens le 6 novembre prochain. Le chêne deviendrait-il enfin roseau ( référence à la fable de Monsieur Jean de la Fontaine ) !

Même si ce n’est pas un remède miracle et que son effet sur les fondamentaux ne se fera pas sentir immédiatement, une telle baisse des taux influera favorablement sur l’activité économique en diminuant le coût du crédit et en donnant un signal de confiance.

Du côté des bourses, il y a de bonnes affaires à réaliser. Au cours de leur histoire vallonnée de hausses ( rendement > à 30% ) et de baisses ( rendement