Depuis le 1er juillet 2026, les jeunes parents disposent d’un nouveau droit : le congé de naissance. Ce dispositif, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 et précisé par cinq décrets publiés fin mai, s’ajoute aux congés maternité et paternité existants. Objectif affiché par le gouvernement : enrayer la baisse de la natalité, continue depuis 2011, et mieux partager la charge parentale entre les deux parents.
Contrairement au congé parental d’éducation classique, qui reste disponible mais peu rémunéré, ce nouveau congé a été pensé pour être financièrement attractif. Il concerne tous les parents qui exercent une activité professionnelle et dont l’enfant est né ou adopté à partir du 1er janvier 2026, les demandes étant recevables depuis le 1er juin 2026 — une mesure qui s’inscrit dans l’actualité plus large de la famille et des droits des parents.
Combien de temps et combien d’argent ?
Le congé de naissance dure de un à deux mois par parent, et peut être fractionné en deux périodes d’un mois chacune. Il doit être pris dans les neuf mois qui suivent la naissance, et seulement après la fin du congé maternité ou paternité. Il s’agit d’un droit individuel et non transférable : un parent ne peut pas céder ses mois à l’autre, ce qui vise justement à inciter les deux parents à s’arrêter.
Côté indemnisation, le gain est net par rapport au congé parental classique :
- 70 % du salaire net pendant le premier mois
- 60 % du salaire net pendant le second mois
- Versement assuré par la Sécurité sociale, sans démarche auprès de l’employeur au-delà de la demande initiale
Ce nouveau congé ne remplace ni le congé maternité (seize semaines), ni le congé paternité (vingt-huit jours), ni le congé parental d’éducation : il vient s’y ajouter, pour les familles qui souhaitent prolonger une présence à la maison sans subir une chute de revenus trop importante.
Une mise en œuvre reconnue comme imparfaite
La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a elle-même admis que le déploiement du dispositif serait, dans un premier temps, « dégradé », en raison de contraintes techniques dans les systèmes de versement des caisses. Les parents concernés sont donc invités à anticiper leur demande plusieurs semaines avant la date prévue de reprise, pour éviter tout retard de paiement, notamment auprès des services aux particuliers compétents pour les accompagner dans leurs démarches.
Pour les familles qui jonglent déjà avec d’autres difficultés du quotidien, comme la pénurie de places en crèche, ce délai de mise en route n’est pas un détail : beaucoup de parents planifient leur reprise d’activité en fonction de la disponibilité d’un mode de garde, et un versement retardé peut compliquer cette équation financière.
Comment la France se situe par rapport à ses voisins
Ce congé de naissance rapproche la France de pays scandinaves, où l’indemnisation des congés parentaux est historiquement plus généreuse. Une analyse comparative des indemnités versées aux nouveaux parents en Europe montrait déjà l’écart entre la France et ces pays, souvent cités en modèle par les défenseurs d’une politique familiale plus incitative.
Reste que la réforme s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu : au même moment, un gel des montants des allocations familiales a été proposé dans le budget de la Sécurité sociale, ce qui illustre la difficulté de l’exécutif à soutenir la natalité sans alourdir davantage les comptes publics.
Questions fréquentes
Qui peut demander le congé de naissance ?
Tout parent salarié ou exerçant une activité professionnelle, dont l’enfant est né ou a été adopté à partir du 1er janvier 2026, peut en bénéficier, sous réserve d’avoir terminé son congé maternité ou paternité.
Le congé de naissance peut-il être pris en plusieurs fois ?
Oui. Chaque parent peut fractionner ses un à deux mois de congé en deux périodes d’un mois, dans la limite des neuf mois suivant la naissance.
Le congé de naissance remplace-t-il le congé parental ?
Non, il s’y ajoute. Le congé parental d’éducation classique reste disponible, avec son niveau d’indemnisation propre, nettement inférieur à celui du nouveau dispositif.
Sources
Service-Public.fr — Entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance
Les Pros de la Petite Enfance — Les décrets publiés précisent les modalités
Culture RH — Congé parental : ce qui change en 2026
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



