Julien Labrousse

Quel que soit la nature du projet, Julien Labrousse s’attache à garder une approche artisanale dans le montage opérationnel en évitant toute logique industrielle. Il garde le contrôle de tous les stades de production de ses projets, conception, financement,  architecture, maitrise d’ouvrage complète, exploitation.., Depuis le rachat de l’Elysée Montmartre, il a pris en main toute les étapes du montage. C’est cette intervention personnelle et particulière qui fait la signature des projets qu’il a développés. Cette approche semble dogmatique chez lui : « celui qui conçoit, bâtit, exploite personnellement, assume la complète responsabilité avec toutes les charges et tous les risques, et il exerce son propre travail de façon prédominante dans le processus sa production »

Julien Labrousse illustre la mise en pratique d’une forme d'artisanat moderne, une forme qui est sensibilisée à l'innovation et qui a cette particularité de ne pas envisager la croissance de son activité exclusivement par celui du nombre de ses salariés. Son souhait est de pouvoir contrôler ses affaires et de pouvoir vivre dans un environnement où il se sent, peut-être de façon illusoire, libre et indépendant. Dans les faits il gère, consciemment ou non, son développement en fonction de son potentiel de ressources, alors que les opérateurs de salles et d’équipements culturels évoluent de plus en plus dans un environnement institutionnel et normatif.

Sa philosophie de gestion des ressources humaines est guidé par ce courant qui évite toute approche coercitive et dont l’approche favorise la décentralisation, même si terme est un peu dérisoire compte tenu de l’échelle ses entreprises, il répond à cette idée que la centralisation dans le mode de gestion des entreprises met l’accent sur l’ordre, alors qu’a contrario la décentralisation le met sur la liberté. Les discisions sont prises collectivement et il valorise chaque point de vue.

« L'économie du réel comme moyen d'évolution de la société vers une meilleure prise en compte des personnes et de l'environnement, pourrait être un espoir pour le bien être des générations futures. L'artisanat n'est plus alors une survivance du passé mais l'un des socles de la société et de son évolution. »  Il y a une forme de militantisme dans ca démarche.

Les traits les plus saillants de cet «artisan entreprenant » sont les suivants :

Julien Labrousse a voyagé et a exercé plusieurs métiers. En conséquence, il a une grande ouverture, tant sur le monde que sur « les » mondes économiques et sociaux

Ensuite, c’est un self-made man en ce sens qu’il s’est forgé une personnalité qui lui appartient en propre. En particulier, il a acquis diverses expériences professionnelles, de tous niveaux, mais aussi, à un degré croissant, continue.

Doué d’esprit d’entreprise, s’appuyant sur ses compétences idiosyncrasiques, acquises parfois de longue date, il s’efforce de concevoir de façon totalement original, ce qui séduit les « alterconsommateurs » ou les « alterproducteurs » En d’autres termes, il construit « son » marché, sans chercher à concurrencer directement les activités existantes. Dans cet esprit, il concilie la maîtrise d’un métier et d’un savoir-faire.

 

Le site référencé ici est disponible à cette adresse : http://www.elysee-montmartre.com/?q=fr/julien-labrousse

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