Pourquoi créer une société en Lettonie, Estonie ou Lituanie ?

Avec des prévisions de croissance bien plus importantes que pour le reste de l’Europe et une fiscalité particulièrement favorable, les pays baltes sont en passe de devenir le nouvel Eldorado des startups. Ces petites structures agiles n’en finissent plus de réussir leurs levées de fonds. Mais n’est pas licorne qui veut. Celles qui souhaitent préserver leurs ressources apprécient le haut niveau de qualification, accolé à des salaires assez bas, en Lettonie, en Estonie et en Lituanie. Elles peuvent aussi compter sur un droit du travail très flexible et des contraintes administratives réduites.


Un environnement qui favorise la prise de risque.

Lorsque l’on parle des pays baltes, Lettonie, Estonie et Lituanie, on ne sait pas souvent que ces territoires du centre nord de l’Europe sont des écosystèmes technologiques à part entière. Pour amorcer une réelle reprise de leurs activités économiques au sortir du giron communiste les dirigeants de ces trois pays ont eu le génie de miser sur un nouveau paradigme entrepreneurial : les startups. La Lettonie, même si le secteur n’y est qu’à ses débuts, a développé l’Agence de Garantie de la Lettonie. Elle facilite la création de société en Lettonie mais aussi l’accès au financement des jeunes pouces. Le vif succès de sociétés comme Voyage Center, BranchTrack (e-learning) et Conelum (biotechs) a déclenché l’intérêt des investisseurs européens qui découvrent un pays prêt à de nombreux défis numériques.

Le fait que les trois pays ne soumettent les sociétés qu’à un impôt très faible est un avantage certain. Les financements obtenus par les startups peuvent être intégralement utilisés pour la création de produits et de services. C’est capital sur durant la phase de lancement. Il en va de même pour les contraintes administratives réduites au minimum. L’Estonie commence à être mondialement réputée pour ses solutions de paiement de nouvelle génération, mais surtout par son programme estonien “e-residency” qui met à disposition de n’importe quel entrepreneur du monde entier la possibilité de créer une société en Estonie et de la gérer à distance. Elle est également en pointe pour la sécurisation des réseaux, certainement à cause de l’immédiate proximité de la Russie. La décision de baser à Talinn le Centre de Cyberdéfence de l’OTAN n’a pas été prise à la légère. N’oublions pas que l’Estonie est le pays d’origine de Skype, désormais produit-phare de Microsoft.


Les compétences et la croissance sont au rendez-vous.

Les startups sont sans cesse à la recherche de talents et de compétences, surtout pour les technologies de pointe. Ils sont au rendez-vous dans les pays baltes qui tous bénéficient de structures d’enseignement supérieur très développées. L’esprit startup est d’ailleurs bien présent chez les jeunes entrepreneurs baltes. La Lituanie fait figure de première de la classe balte. Elle dispose d’une position stratégique en Europe centrale et elle est régulièrement classée parmi les dix premiers pays en termes d’avancement technologique.

La compétence des ingénieurs balte se conjugue avec un niveau de revenus plus faible que celui de la plupart des autres pays européens. Attention, cela risque d’évoluer tant le manque cruel de spécialistes, notamment pour la science des données et l’intelligence artificielle, se fait sentir partout ailleurs. Les meilleures têtes sont à chasser maintenant. En Lituanie les investissements nationaux consentis pour les startups entre 2014 et 2015 ont triplé pour atteindre plus de 48 millions d’euros. Cette tendance va se prolonger car les prévisions de croissance pour ces pays dépassent largement ceux de leurs voisins.


Le Brexit va aussi profiter aux entreprises baltes.

Ce grand pouvoir d’attraction, pour des raisons économiques évidentes et un vivier de compétence bien réel, est renforcé par une position stratégique en Europe. Certaines fintechs anglaises, qui redoutent par-dessus tout les indécisions stratégiques liées au Brexit commencent à faire les yeux doux à leurs collègues baltes. Ceux-ci se retrouvent en concurrence directe avec le Danemark et la Suède qui se sont eux aussi portés présents pour attribuer des licences bancaires européennes aux transfuges grands-bretons. La Lituanie, pour ne citer qu’elle, a accordé 51 licences aux fintechs depuis 2016, dont 32 pour la seule année dernière. Dix-neuf autres sont à l’étude. C’est sans compter le renouveau des marchés financiers qui seront impactés par une blockchain enfin maîtrisée. Pour cette technologie de rupture les pays baltes sont aussi en avance.

En conclusion et sans conteste, c’est donc bien à l’Est que le soleil se lève pour les startups, dans ces trois pays qui concilient les qualités d’accueil entrepreneurial, de souplesse et de compétences qui ont fait jadis le succès de la Silicon Valley.

Le site référencé ici est disponible à cette adresse : https://www.capitaleo.com

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.