Depuis la fermeture définitive du Marineland d’Antibes, le 5 janvier 2026, une question reste en suspens : que vont devenir les orques et les dauphins qui vivaient dans le plus grand parc marin d’Europe ? La loi française fixe une échéance ferme au 1er décembre 2026 pour la fin de la détention de cétacés à des fins de spectacle, et la recherche d’un refuge pour près de 4 000 animaux tourne actuellement au casse-tête logistique et diplomatique.
Une loi votée en 2021, une échéance qui approche
Tout part de la loi du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale. Le texte interdisait immédiatement la reproduction des cétacés et leur participation à des spectacles, tout en laissant cinq ans aux établissements pour s’organiser avant l’interdiction totale de détention, sauf exception. Pour les orques, aucune dérogation n’existe : leur présence en captivité doit cesser purement et simplement d’ici la fin de l’année 2026. Pour les grands dauphins, la loi autorise un maintien après cette date, mais uniquement au sein d’un sanctuaire ou d’un refuge où la reproduction reste interdite, ou dans le cadre d’un programme scientifique agréé.
Marineland fermé, 4 000 animaux sans solution définitive
Après cinquante-cinq ans d’existence, le Marineland d’Antibes a mis la clé sous la porte début janvier, fragilisé par une fréquentation en baisse et par cette échéance légale qui rendait son modèle économique intenable. Le parc emploie encore une centaine de salariés chargés d’assurer la transition. Reste à reloger deux orques, une douzaine de dauphins, mais aussi des requins, manchots, otaries, phoques, loutres, tortues, flamants roses, poissons et coraux.
- Deux orques pour lesquelles aucune exception légale n’est possible en France
- Douze dauphins du Marineland, auxquels s’ajoutent les onze dauphins du parc Planète Sauvage
- Un éventail d’espèces annexes (otaries, phoques, manchots, tortues) à répartir entre zoos et sanctuaires
La piste espagnole écartée, Beauval en négociation
Une piste sérieuse s’était dessinée du côté du ZooParc de Beauval, en discussion pour accueillir l’ensemble des dauphins des deux parcs français. Mais le dossier s’est compliqué lorsque l’autorité scientifique espagnole a refusé d’accueillir orques et dauphins sur son territoire, estimant que les bassins prévus n’étaient ni assez grands, ni assez profonds pour garantir leur bien-être. Cette décision relance la pression sur les gestionnaires français, qui doivent trouver une solution avant l’échéance du 1er décembre, sous peine de se retrouver en délicatesse avec la loi.
Ce que révèle ce dossier sur l’avenir des delphinariums
Au-delà du cas Marineland, cette course contre la montre illustre une évolution de fond : la France referme progressivement la parenthèse des spectacles de cétacés en captivité, un modèle déjà abandonné par plusieurs pays européens. Les associations de protection animale saluent le calendrier, tout en pointant le manque d’infrastructures de type sanctuaire marin sur le territoire national, un maillon qui reste largement à construire pour accueillir dignement les animaux nés en captivité et inadaptés à un retour en mer libre.
Le sujet dépasse le seul cas des cétacés : il interroge plus largement la place de la faune sauvage dans les zoos et parcs animaliers français, au moment où d’autres dossiers de protection des espèces menacées progressent également. Une dynamique qui s’inscrit dans un constat plus large sur l’état préoccupant de la biodiversité en Europe.
Questions fréquentes
Pourquoi le Marineland d’Antibes a-t-il fermé en janvier 2026 ?
La baisse de fréquentation du parc s’est conjuguée à l’approche de l’interdiction légale des spectacles et de la détention de cétacés, rendant son modèle économique impossible à maintenir avant l’échéance du 1er décembre 2026.
Que dit exactement la loi sur les orques et les dauphins ?
La loi du 30 novembre 2021 interdit immédiatement la reproduction et les spectacles de cétacés, et proscrit leur détention à partir du 1er décembre 2026, sans aucune exception pour les orques ; les dauphins peuvent rester uniquement en sanctuaire, refuge ou programme scientifique agréé.
Où vont aller les orques et les dauphins du Marineland ?
Une piste vers le ZooParc de Beauval était à l’étude pour les dauphins, mais l’accueil des orques reste incertain après le refus de l’autorité scientifique espagnole pressentie, faute d’installations jugées suffisamment grandes et profondes.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



