Les montures de lunettes reconditionnées entrent officiellement dans un cadre réglementaire strict. Depuis le 4 mars 2026, la réutilisation de certains dispositifs médicaux à usage individuel – dont les montures optiques – est encadrée par un nouveau dispositif qui distingue clairement l’entretien courant du reconditionnement destiné à une revente. Objectif affiché par les pouvoirs publics : favoriser l’économie circulaire tout en garantissant la sécurité des patients.
Ce que change la nouvelle réglementation
Jusqu’ici, la frontière entre réparer une monture et la remettre sur le marché après un reconditionnement restait floue. Le texte publié au Journal officiel la clarifie : réparer, entretenir ou remonter des verres sur une monture existante continue de relever de la simple maintenance, sans certification particulière. En revanche, reconditionner une monture pour la revendre à un nouveau porteur devient une activité réservée à des structures certifiées.
Cette certification s’appuie sur une norme Afnor dédiée, qui impose des exigences précises : tri des montures collectées, nettoyage, désinfection, vérification de la conformité de chaque pièce et traçabilité complète du dispositif, du dépôt initial jusqu’à la revente. Un opticien ne peut donc plus, de sa propre initiative, reconditionner une monture usagée pour la proposer en magasin sans disposer de cette certification.
Qui peut reconditionner et revendre des montures ?
Quatre types de structures sont habilités à exercer cette activité une fois certifiés : les plateformes nationales spécialisées dans le reconditionnement, les fabricants de montures disposant de leurs propres centres certifiés, les structures de l’économie sociale et solidaire (associations, ateliers d’insertion) et, en théorie, les magasins d’optique eux-mêmes s’ils obtiennent la certification requise. Dans les faits, peu d’opticiens de proximité devraient s’engager seuls dans cette démarche, le coût et la technicité de la certification favorisant plutôt les grandes plateformes et les enseignes disposant déjà d’une logistique de collecte.
Le mouvement s’inscrit dans une tendance plus large de développement de l’économie circulaire dans l’industrie française, où la question du reconditionnement dépasse largement le seul secteur optique.
Un changement qui s’ajoute à d’autres secousses pour le secteur
Cette nouvelle règle sur les montures reconditionnées arrive alors que le secteur de l’optique traverse déjà un tour de vis réglementaire plus large, côté remboursement cette fois. Pour les opticiens, l’empilement de ces textes impose une vigilance accrue sur la provenance et la traçabilité de chaque équipement vendu en magasin, qu’il soit neuf ou reconditionné.
Pour les consommateurs, la mesure ouvre en théorie une alternative moins coûteuse à l’achat neuf, à condition que l’offre certifiée se développe réellement. Un choix de monture reste de toute façon affaire de morphologie : adapter la forme de la monture à son visage demeure un critère à ne pas négliger, qu’elle soit neuve ou reconditionnée.
La rubrique Ophtalmologie – Optique du site suit l’évolution de ce marché, tout comme la rubrique E-commerce – Shopping pour les nouvelles plateformes de vente qui s’y positionnent.
Questions fréquentes
Un opticien peut-il reconditionner lui-même ses montures usagées ?
Non, sauf s’il obtient la certification Afnor requise pour l’activité de reconditionnement. Sans cette certification, il peut seulement réparer ou entretenir une monture, pas la remettre sur le marché après reconditionnement.
Depuis quand cette réglementation sur les montures reconditionnées s’applique-t-elle ?
Le nouveau cadre s’applique depuis le 4 mars 2026, dans la continuité d’un dispositif plus large sur le reconditionnement des dispositifs médicaux à usage individuel.
Quelles structures peuvent légalement revendre des montures reconditionnées ?
Les plateformes nationales spécialisées, les fabricants disposant de centres certifiés et les structures de l’économie sociale et solidaire, ainsi que les magasins d’optique s’ils obtiennent eux-mêmes la certification.
Sources
- Acuité — Montures optiques reconditionnées : ce que change la nouvelle réglementation
- Modernisation.gouv.fr — Simplifier le développement de l’économie circulaire en santé
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



