Après le succès du premier exemplaire, entré en service au printemps 2026, un second géant des mers à voile prend forme à Saint-Nazaire. Aux Chantiers de l’Atlantique, la construction de l’Orient Express Olympian a franchi une nouvelle étape avec sa mise à l’eau, avant une phase d’armement qui doit s’achever par une livraison programmée au printemps 2027.
Un sister-ship du plus grand voilier de croisière du monde
L’Olympian est le second navire de la flotte Orient Express Sailing Yachts, filiale du groupe Accor, après le Corinthian, entré en service en avril 2026 et présenté comme le plus grand voilier de croisière jamais construit. Les deux navires partagent la même architecture technique : trois mâts culminant à environ 70 mètres, équipés du système breveté SolidSail, des voiles rigides complétées de focs souples, pour une surface vélique totale pouvant atteindre 4 500 m². Sur le Corinthian, cette propulsion vélique permet d’atteindre jusqu’à 17 nœuds sous voile, une vitesse supérieure à celle obtenue au moteur, selon les ingénieurs du chantier.
Une construction lancée fin 2025, une livraison visée pour 2027
La mise sur cale de l’Olympian a débuté à l’automne 2025 aux Chantiers de l’Atlantique. Après l’assemblage de la coque, le navire a rejoint le bassin d’armement où sont désormais installés les aménagements intérieurs, la propulsion complémentaire au gaz naturel liquéfié et les équipements de pont. Sa mise en service est annoncée pour le printemps 2027, un calendrier resserré qui traduit la volonté d’Orient Express de développer rapidement une flotte de voiliers de luxe.
Pourquoi ce second exemplaire compte pour l’industrie navale française
Au-delà de la prouesse technique, la construction de l’Olympian confirme la capacité des chantiers navals français à industrialiser une technologie encore expérimentale il y a quelques années : la propulsion vélique à grande échelle sur des navires de croisière. Pour Saint-Nazaire, ville dont l’identité est intimement liée à la construction de paquebots, disposer de deux commandes successives sur une même gamme de navires est un signal fort, à l’heure où le secteur maritime cherche des solutions pour réduire son empreinte carbone. Ce type de projet s’inscrit ainsi dans les enjeux plus larges liés à l’environnement et à la décarbonation du tourisme de croisière, un secteur régulièrement critiqué pour son impact écologique.
Le projet illustre également le poids économique de la filière pour le tissu industriel local : sous-traitants, corps de métiers spécialisés dans la voilure ou l’aménagement intérieur, et emplois qualifiés gravitent autour de chaque commande. Un dynamisme que suivent de près les acteurs de l’entreprise et de l’industrie dans la région nazairienne.
- Navire : Orient Express Olympian, sister-ship du Corinthian (en service depuis avril 2026)
- Chantier : Chantiers de l’Atlantique, Saint-Nazaire
- Propulsion : trois mâts SolidSail, surface vélique jusqu’à 4 500 m², complément GNL
- Mise en service visée : printemps 2027
Questions fréquentes
Qu’est-ce que l’Orient Express Olympian ?
C’est le second voilier de croisière de la flotte Orient Express Sailing Yachts, filiale du groupe Accor, construit aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, sur le même modèle technique que le Corinthian.
Quand l’Olympian entrera-t-il en service ?
Sa mise en service est annoncée pour le printemps 2027, après une phase d’armement qui suit sa mise à l’eau.
En quoi ce navire se différencie-t-il d’un paquebot classique ?
Il repose sur une propulsion principalement vélique grâce à trois mâts rigides équipés du système SolidSail, complétée par une motorisation au gaz naturel liquéfié, ce qui permet de réduire la consommation de carburant par rapport à un paquebot conventionnel.
Sources
Mer et Marine — Les Chantiers de l’Atlantique mettent à l’eau le deuxième voilier de croisière d’Orient Express
Saint-Nazaire News — Mise sur cale de l’Orient Express Olympian, futur voilier-palace d’exception
ICI (France Bleu) — Saint-Nazaire : le plus grand paquebot à voile du monde sort des chantiers pour ses essais en mer
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