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Produits bio : labels, garanties et nouvelles règles pour les producteurs

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Après deux années de repli, la consommation de produits biologiques repart en France. Mais entre l’Eurofeuille européenne, le logo AB et les nouvelles règles qui s’annoncent pour les producteurs à partir de juin 2026, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Voici ce qu’il faut savoir pour reconnaître un vrai produit bio et comprendre ce qui change dans les champs.

Eurofeuille et logo AB : que garantissent-ils vraiment ?

Deux logos se partagent les emballages des rayons bio. L’Eurofeuille européenne, obligatoire depuis 2010 sur tous les produits biologiques vendus dans l’Union européenne, et le logo AB français, resté facultatif mais soumis exactement au même cahier des charges. Dans les deux cas, la garantie est identique : au moins 95 % d’ingrédients agricoles biologiques pour un produit transformé, et 100 % pour un produit brut comme un fruit, un légume ou une viande. Un produit affichant l’un ou l’autre logo répond donc au même niveau d’exigence — la présence des deux n’apporte pas de garantie supplémentaire, c’est avant tout une question d’origine géographique de la certification.

Une consommation qui repart, tirée par les fruits et légumes

Selon le baromètre 2026 de l’Agence Bio réalisé avec l’ObSoCo, le solde entre les Français qui augmentent leurs achats bio et ceux qui les réduisent atteint désormais +12 points, un niveau qui renoue avec celui de 2022. Ce sont les fruits et légumes bio qui restent le principal moteur de cette reprise : 85 % des consommateurs mensuels en achètent, loin devant les produits laitiers (59 %), l’épicerie (52 %), les produits carnés (49 %) et les boissons (28 %). Un rééquilibrage qui profite en particulier aux rayons de produits alimentaires bio en grande distribution comme en circuits courts.

Substrats de culture : un tour de vis réglementaire dès le 19 juin 2026

Côté production, une échéance réglementaire précise s’annonce pour les maraîchers, pépiniéristes, arboriculteurs et viticulteurs engagés en bio. À partir du 19 juin 2026, les terreaux contenant de la terre végétale ou forestière seront interdits dans les exploitations certifiées en agriculture biologique, selon les actualités réglementaires publiées par la Chambre d’agriculture de Bretagne. La tourbe, elle, reste autorisée mais uniquement pour un usage horticole. Seules les substances listées à l’annexe II du règlement européen 2021/1165 pourront désormais entrer dans la composition des terreaux commerciaux utilisables en bio. Une exploitation qui ne s’y conformerait pas s’expose à un déclassement de ses parcelles, c’est-à-dire la perte, au moins temporaire, de la certification bio sur les surfaces concernées.

Ce que cela change concrètement

  • Pour les consommateurs : l’Eurofeuille ou le logo AB suffisent à garantir l’origine biologique, inutile de chercher un logo « plus bio » qu’un autre.
  • Pour les producteurs : vérifier dès maintenant l’origine de leurs terreaux et substrats de culture avant l’échéance du 19 juin 2026.
  • Pour les jardiniers amateurs engagés dans une démarche respectueuse de l’environnement, la question des terreaux sans tourbe ni terre végétale se pose aussi à leur échelle, en lien avec les pratiques du jardin et du potager.

Questions fréquentes

Quelle différence entre l’Eurofeuille et le logo AB ?

Aucune différence de garantie : les deux logos exigent au moins 95 % d’ingrédients agricoles bio pour un produit transformé (100 % pour un produit brut). L’Eurofeuille est obligatoire depuis 2010, le logo AB reste facultatif mais répond au même cahier des charges.

Le label bio garantit-il l’absence totale de pesticides ?

Le label garantit le respect du cahier des charges de l’agriculture biologique, qui exclut les pesticides et engrais de synthèse. Il ne s’agit toutefois pas d’une garantie de zéro résidu, en raison notamment des contaminations croisées possibles avec des parcelles voisines non bio.

Pourquoi restreindre l’usage de la tourbe en agriculture biologique ?

L’extraction de la tourbe dégrade des zones humides qui stockent naturellement du carbone. Réserver son usage à l’horticulture et interdire les terreaux à base de terre végétale à partir du 19 juin 2026 vise à limiter cet impact environnemental tout en encadrant plus strictement les intrants autorisés en bio.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Simon
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