Le gouvernement a présenté un nouveau plan pour renforcer la protection animale en France, avec des mesures concrètes sur la vente des animaux de compagnie, le soutien aux refuges et le durcissement des sanctions contre la maltraitance. Présenté le 28 juillet 2026 par le Premier ministre Sébastien Lecornu, aux côtés de la ministre de l’Agriculture Annie Genevard et du ministre délégué chargé de la Transition écologique Mathieu Lefèvre, ce plan prolonge l’application de la loi de 2021 contre la maltraitance animale tout en ajoutant de nouvelles mesures attendues par les associations.
Vente d’animaux : la fin annoncée des animaleries classiques
Premier volet du dispositif : l’application du décret qui interdit la vente de chiens et de chats en animalerie, dont la publication est prévue en août 2026. Cette interdiction met en musique une disposition inscrite dans la loi de 2021, jusque-là restée sans texte d’application. Le plan prévoit aussi un renforcement des contrôles sur les foires, les salons et les ventes en ligne d’animaux. Les petites annonces et plateformes de vente en ligne devraient ainsi faire l’objet d’une vigilance accrue, un canal aujourd’hui largement utilisé pour la cession d’animaux entre particuliers.
Une liste positive pour encadrer les nouveaux animaux de compagnie
Autre mesure phare : la création d’une liste positive des espèces sauvages autorisées à la vente et à la détention par des particuliers. Les espèces jugées dangereuses ou inadaptées à la vie domestique en seront exclues. Cette précaution rejoint les inquiétudes déjà exprimées par les experts sur l’état de la faune sauvage, alors qu’un rapport mondial a récemment souligné que près de la moitié des espèces d’oiseaux migrateurs sont aujourd’hui en déclin. Le plan comprend également l’interdiction de l’importation de trophées de chasse issus d’espèces menacées, dans un contexte où seulement 16 % des habitats naturels français sont jugés en bon état selon le dernier bilan officiel.
Un soutien financier renforcé pour les refuges et les bénévoles
Le gouvernement redéploie une enveloppe de dix millions d’euros en 2026 vers les grandes associations nationales de protection animale, à charge pour elles de relayer ce soutien vers les petites structures locales et les bénévoles, souvent en première ligne pour recueillir les animaux abandonnés. Le label « Bien-être des animaux » sera par ailleurs renforcé pour mieux distinguer les acteurs vertueux. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de remise en cause de la détention d’animaux à des fins de spectacle, illustré par l’interdiction programmée des spectacles de cétacés à Marineland.
Sanctions renforcées et nouveaux référents maltraitance
Le plan muscle également le volet répressif : les contraventions pour maltraitance passeront de la classe 4 à la classe 5, la plus sévère de l’échelle contraventionnelle. Les magistrats bénéficieront d’une formation dédiée à partir de 2027, tandis que le déploiement de référents « maltraitance animale » au sein de la police et de la gendarmerie va s’accélérer. Le développement de méthodes alternatives permettant de réduire le recours aux animaux dans la recherche scientifique complète ce volet.
Ce que cela change pour les propriétaires et futurs adoptants
- Privilégier l’adoption en refuge plutôt que l’achat, désormais recentré hors des animaleries classiques.
- Vérifier la liste positive avant d’acquérir un nouvel animal de compagnie (NAC).
- Signaler tout cas suspecté de maltraitance aux nouveaux référents dédiés.
- Anticiper les frais vétérinaires, par exemple avec une assurance adaptée à son compagnon à quatre pattes.
Ces évolutions s’inscrivent dans une démarche plus large de protection des animaux, à la fois domestiques et sauvages, portée conjointement par l’État et les associations du secteur.
Questions fréquentes
Quand la vente de chiens et de chats en animalerie sera-t-elle interdite ?
Le décret d’application doit être publié en août 2026. Il met en œuvre une interdiction déjà inscrite dans la loi de 2021 contre la maltraitance animale, restée jusqu’ici sans texte réglementaire pour s’appliquer pleinement.
Qu’est-ce que la liste positive des espèces sauvages ?
Il s’agit d’une liste officielle recensant les espèces sauvages pouvant être vendues et détenues par des particuliers comme animaux de compagnie. Les espèces jugées dangereuses ou inadaptées à la vie domestique en seront exclues, afin de limiter les abandons et les risques pour les animaux comme pour leurs propriétaires.
À qui profitent les dix millions d’euros annoncés pour les refuges ?
Cette enveloppe est redéployée vers les grandes associations nationales de protection animale, chargées de la répartir vers les petites structures locales et les bénévoles qui assurent au quotidien l’accueil des animaux abandonnés.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



