La France vient de franchir une étape inédite en Europe : un arrêté du 28 juillet 2026, publié au Journal officiel le 7 août, ouvre la voie à l’homologation des robots de livraison autonomes sur la chaussée. Ces véhicules électriques sans chauffeur, jusqu’ici cantonnés à des expérimentations locales, pourront désormais circuler sur route dans un cadre réglementaire clair, une première à cette échelle sur le continent.
Ce que change l’arrêté du 28 juillet
Le texte classe ces engins dans la catégorie L du code de la route, celle qui regroupe habituellement motos et quads. Concrètement, les robots pourront mesurer jusqu’à 4 mètres de long, 2 mètres de large et 2,5 mètres de haut, pour une charge utile pouvant atteindre 1 000 kg. Ils circuleront exclusivement sur la chaussée — les trottoirs restent interdits — le long d’itinéraires que les collectivités territoriales devront elles-mêmes définir. Leur rayon d’action peut couvrir plusieurs dizaines de kilomètres.
Une supervision humaine à distance
Malgré l’absence de conducteur à bord, ces robots ne circuleront pas en totale autonomie décisionnelle : ils resteront sous supervision humaine à distance en permanence, grâce à un ensemble de capteurs embarqués — caméras, lidars et radars — couplés à des logiciels de conduite. Cette supervision constitue la principale garantie de sécurité mise en avant par le gouvernement pour justifier l’ouverture de la circulation sur route plutôt que sur les trottoirs, jugés trop risqués pour des engins de ce gabarit.
Pourquoi cette annonce compte
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a résumé l’enjeu en déclarant que « en ouvrant la voie à l’homologation des robots de livraison autonomes, notre pays confirme sa place parmi les plus avancés ». Au-delà de la formule, l’objectif affiché est concret : réduire les émissions polluantes du dernier kilomètre de livraison, diminuer les nuisances sonores en zone urbaine et fluidifier une logistique urbaine sous tension face à l’explosion du commerce en ligne. La France rejoint ainsi un cercle restreint de pays, aux côtés de la Chine et des États-Unis, où ce type de véhicule est déjà déployé à plus grande échelle.
Un cadre encore à préciser localement
Le texte ne fixe pas de calendrier nationale de déploiement : c’est désormais aux collectivités et aux entreprises de logistique de définir, ville par ville, les itinéraires autorisés et les modalités pratiques de circulation. Les acteurs du secteur du transport et de la mobilité devront également composer avec les procédures d’homologation individuelle de chaque modèle de robot avant toute mise en service commerciale.
- Catégorie L du code de la route, comme les motos et quads.
- Jusqu’à 4 m de long et 1 000 kg de charge utile.
- Circulation sur chaussée uniquement, itinéraires fixés localement.
- Supervision à distance obligatoire et permanente.
Questions fréquentes
Les robots de livraison autonomes vont-ils circuler partout en France ?
Non. Ce sont les collectivités territoriales qui devront définir, zone par zone, les itinéraires où ces robots seront autorisés à circuler. Le déploiement se fera donc progressivement, ville par ville.
Ces robots peuvent-ils rouler sur les trottoirs ?
Non, l’arrêté les classe en catégorie L du code de la route, réservée aux véhicules circulant sur la chaussée. Les trottoirs restent interdits à ces engins.
Un robot peut-il rouler sans aucune supervision humaine ?
Non. Le texte impose une supervision à distance permanente, assurée par un opérateur humain, en complément des capteurs et logiciels embarqués.
Sources
Ministères de la Transition écologique et des Transports
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



