En 2026, l’intelligence artificielle s’invite un peu partout dans la relation client : chatbots sur les sites marchands, réponses automatiques par SMS, serveurs vocaux « intelligents » chez les opérateurs télécoms ou les banques. Les entreprises promettent des délais raccourcis et une disponibilité 24 heures sur 24. Mais les études les plus récentes sur le service client dressent un constat plus nuancé : les Français utilisent volontiers ces nouveaux outils pour les démarches simples, tout en réclamant fermement un interlocuteur humain dès que la situation se complique.
Une préférence pour l’humain qui ne faiblit pas
Une enquête menée par Tersea en partenariat avec Ipsos BVA auprès d’un millier de Français âgés de 18 à 75 ans le confirme sans détour : 62 % des personnes interrogées disent préférer un échange exclusivement humain lorsqu’elles contactent un service client, contre seulement 6 % qui accepteraient une prise en charge entièrement assurée par un chatbot. Le rejet est encore plus net dès qu’une situation devient sensible : 71 % des sondés refusent une automatisation totale en cas de problème à forte charge émotionnelle, et 67 % estiment que l’IA gère mal l’agacement, la colère ou la détresse d’un client. Conséquence directe pour les marques : 40 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà changé d’enseigne après une mauvaise expérience de service client.
Le palmarès des irritants les plus détestés
La même étude dresse la liste des pratiques qui exaspèrent le plus les usagers lorsqu’ils cherchent de l’aide, que ce soit via une assistance téléphonique ou un tchat en ligne :
- Réponses automatiques hors sujet, citées par 58 % des répondants
- Temps d’attente téléphonique jugés interminables (54 %)
- Impossibilité de joindre un conseiller humain (53 %)
- Démarches perçues comme trop complexes (51 %)
- Transferts répétés d’un service à l’autre sans résolution (36 %)
Le message qui ressort de ces classements est constant d’une étude à l’autre : les Français ne rejettent pas les outils numériques en tant que tels, mais ils refusent qu’ils deviennent le seul recours possible face à un problème concret.
Ce que dit l’Observatoire officiel de l’Arcep sur les opérateurs télécoms
Le secteur des télécoms, particulièrement exposé à ces enjeux, dispose de son propre baromètre officiel. L’édition 2026 de l’Observatoire de la satisfaction client de l’Arcep, réalisée par l’institut CSA auprès de 5 250 répondants représentatifs de la population française, situe la satisfaction générale à 8 sur 10 pour les opérateurs mobiles et 7,9 sur 10 pour les fournisseurs d’accès à internet fixe, Orange arrivant en tête des deux classements. La satisfaction propre au service client, elle, reste plus en retrait : 7 sur 10 côté mobile et 6,8 sur 10 côté fixe. Bonne nouvelle relevée par l’Arcep, les problèmes rencontrés par les usagers sont en recul de quatre points sur les deux marchés par rapport à l’édition précédente. Le principal point noir demeure ailleurs : 94 % des personnes interrogées disent avoir reçu des appels ou SMS non désirés au cours des trois derniers mois, une proportion en hausse, et le démarchage frauduleux concentre à lui seul 26 % des réclamations formulées sur le segment mobile.
Vers des services clients « hybrides »
Face à ces attentes contradictoires — plus de rapidité d’un côté, plus d’humanité de l’autre — de nombreuses entreprises orientent désormais leurs investissements vers des dispositifs hybrides : l’automatisation est réservée aux demandes simples et répétitives (suivi de commande, changement de coordonnées, questions fréquentes), tandis que les conseillers humains se concentrent sur les dossiers complexes, litigieux ou émotionnellement sensibles. Cette bascule s’accompagne d’un effort de formation des équipes, mais aussi d’une réorganisation parfois lourde des centres de contact, certains groupes profitant de la montée en puissance des outils numériques pour revoir l’implantation de leurs plateaux téléphoniques. Reste que, pour les associations de consommateurs comme pour les régulateurs, la règle reste la même : un client doit toujours pouvoir, en quelques clics ou un seul appel, obtenir un interlocuteur humain lorsqu’il en exprime le besoin.
Questions fréquentes
L’intelligence artificielle va-t-elle remplacer les conseillers humains ?
Rien ne l’indique à court terme. Les études disponibles montrent au contraire une demande forte de contact humain dès que la situation sort du cadre d’une démarche simple, ce qui pousse la plupart des entreprises vers des modèles hybrides plutôt que vers une automatisation intégrale.
Quels secteurs sont les plus concernés par ces irritants du service client ?
Les télécoms, la banque, l’assurance et l’e-commerce figurent parmi les secteurs les plus scrutés, car ce sont ceux qui génèrent le plus grand nombre de sollicitations quotidiennes et où les outils automatisés sont déjà les plus répandus.
Comment les opérateurs télécoms sont-ils notés en 2026 ?
Selon l’Observatoire de la satisfaction client de l’Arcep, la satisfaction générale atteint 8 sur 10 pour le mobile et 7,9 sur 10 pour le fixe, tandis que la satisfaction propre au service client s’établit à 7 sur 10 pour le mobile et 6,8 sur 10 pour le fixe, Orange se plaçant en tête des deux classements.
Sources
Arcep – Observatoire de la satisfaction client, édition 2026
RelationClientMag – Étude Tersea / Ipsos BVA sur les attentes des Français
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



