Nos smartphones contiennent parfois plus de quarante mille photos, et presque aucune n’est jamais imprimée. Pourtant, après des années de tout-numérique, le tirage photo amorce un net retour en grâce, porté par des chiffres de marché solides et une envie assumée de retrouver des souvenirs tangibles sur les murs plutôt que noyés dans un cloud.
Des chiffres qui confirment la tendance
En France, le marché de l’impression photo était valorisé à 1,08 milliard d’euros en 2025, avec une croissance annuelle attendue de 4,68 % entre 2026 et 2035. Signe que ce n’est pas un simple effet de mode : selon une étude récente, 89 % des pratiquants continuent d’imprimer leurs photos, et 69 % d’entre eux jugent qu’un tirage reste irremplaçable face à un fichier numérique. Le phénomène se retrouve jusque dans les gammes d’appareils photo instantanés, dont les ventes mondiales ne cessent de progresser.
Le tirage classique reste roi, la décoration murale accélère
Dans le détail, les tirages photo simples représentent encore 50,2 % des ventes du secteur. Mais c’est la déco murale qui tire la croissance : les impressions sur toile, acrylique ou verre affichent respectivement 8,5 % et 9,1 % de croissance annuelle. Les Français ne se contentent plus de ranger leurs souvenirs dans un tiroir : ils les affichent, les encadrent, ou les transforment en objets de décoration à part entière. Les calendriers et albums photo personnalisés, portés notamment par des acteurs comme CEWE à l’approche des fêtes de fin d’année, profitent eux aussi pleinement de cet engouement.
La commande en ligne redessine le circuit de l’impression
Autre évolution notable : la manière de commander ses tirages change. D’ici 2029, la commande en ligne avec livraison à domicile devrait représenter près des deux tiers du circuit d’impression commerciale, au détriment des bornes et minilabs historiquement présents en magasin. Les formats d’impression instantanée, eux, continuent en parallèle de séduire un public qui veut repartir avec son tirage en quelques secondes, sans attendre une livraison.
Le « slow photography », un geste presque militant
Derrière ces chiffres se dessine aussi un changement d’état d’esprit. Si 60 % des pratiquants font de la photo au quotidien, de plus en plus d’entre eux adoptent une démarche de curation plus rigoureuse plutôt que de tout publier en continu sur les réseaux et applications. Choisir, imprimer, encadrer : le tirage devient un moyen de ralentir face au flux ininterrompu des écrans, et de redonner de la valeur à quelques images plutôt qu’à des milliers de clichés jamais revus.
Questions fréquentes
Pourquoi le tirage photo revient-il à la mode ?
Les Français veulent redonner une existence physique à leurs souvenirs numériques : 89 % des pratiquants imprimaient encore leurs photos en 2026, et une majorité juge le tirage irremplaçable face à un simple fichier.
Quels formats d’impression progressent le plus ?
Si le tirage classique reste majoritaire, ce sont les impressions murales (toile, acrylique, verre) et les objets personnalisés comme les albums ou calendriers qui connaissent la plus forte croissance.
Faut-il encore aller en magasin pour imprimer ses photos ?
De moins en moins : la commande en ligne avec livraison à domicile devrait représenter près des deux tiers du marché de l’impression commerciale d’ici 2029, au détriment des bornes en magasin.
Sources
Demotivateur — Phototrend — AFNUM
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



