femme ayant une difficulté avec une langue étrangère

Selon une étude révélée par le Conseil national de l’évaluation du système scolaire (Cnesco), un Français sur deux ne s’estime pas capable de s’exprimer clairement dans une langue étrangère. Et les racines du mal plongent jusqu’à l’école, avec un net déficit de niveau des élèves. Des solutions efficaces existent pourtant, à commencer par les applications de langue.

Un mal des langues profondément ancré dans la société

Le problème bien connu des Français avec les langues débute dès l’école primaire. Introduit pour le moins tardivement au début des années 2000, l’enseignement de l’anglais demeure précaire, avec la très grande majorité des instituteurs n’ayant jamais étudié cette langue dans le supérieur, ni même reçu de stages récents de formation. Le résultat n’est guère surprenant, avec seulement la moitié des jeunes élèves capables de réaliser de simples phrases à la fin du primaire. Et même si l’enseignement de l’anglais est institutionnalisé depuis beaucoup plus longtemps au collège, les choses ne s’arrangent pas quatre ans plus tard, avec plus de 75% des collégiens de troisièmes incapables de parler même simplement en anglais.

Les causes de cet échec sont multiples. Outre la haute estime historique et quasi sacrée de la langue française, le retard de l’introduction de l’anglais en primaire et le déficit criant de formation des instituteurs, le niveau social des élèves et des établissements scolaires constitue une autre explication. Le contact d’un milieu aisé où l’anglais est couramment parlé par les parents voire appris depuis le plus jeune âge auprès d’une nourrice peut rapidement faire la différence. Par ailleurs le genre représente une autre source d’inégalités :  les garçons ont un niveau moins élevé dans les langues, délaissées comme de manière générale les matières littéraires (où sont surreprésentées les filles) pour les sciences dures.

Comment progresser en langues ?

Même si le mal est sérieux, les solutions ne manquent pourtant pas. Le Cnesco recommande ainsi plusieurs pistes, qui tombent sous le bon sens. Les premières années de l’enfant sont bien connues pour être les plus favorables à l’apprentissage des langues : il conviendrait ainsi d’évoquer l’anglais dès la maternelle sous forme ludique, puis de renforcer la langue en insistant sur l’oral dès le CP. Au collège, il serait également utile de ne pas cantonner l’anglais seulement à des classes de langues, mais enseigner d’autres matières comme l’histoire ou les mathématiques dans cette même langue, afin de la mettre en application immédiate et de diversifier le vocabulaire. Par ailleurs, le développement des séjours longs type Erasmus dès le collège permettrait une immersion totale, dans la langue, le moyen le plus efficace pour progresser.

Une autre solution passe par les bénéfices offerts par le numérique. Avec le développement des sites de langue en ligne et des applications, l’apprentissage des langues connaît depuis ces dernières années une véritable révolution. Grâce aux avantages offerts par le mobile learning (apprendre n’importe où et à tout moment sur son smartphone ou sa tablette) l’apprentissage s’effectue de manière personnalisée, avec des formats courts accessibles à volonté et selon les possibilités, des enseignements pragmatiques et en insistant généreusement sur l’oral – largement délaissé à l’école. Des cours de langue en ligne comme Babbel, Busuu ou Duolinguo proposent ce type de formation Avec un peu de motivation les résultats sont réels, et peuvent être très rapides.

Suivant l’engouement nettement perceptible pour l’enseignement en ligne, le marché des langues connectées est en pleine explosion. Encore anecdotique au début des années 2000, le chiffre d’affaire mondial atteignait 6 milliards de dollars en 2019.

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