À la rentrée, un nouveau brevet national des métiers d’art voit le jour pour quatre filières d’excellence françaises : la maroquinerie, la joaillerie, l’horlogerie et l’ébénisterie. Porté par les organisations professionnelles du secteur en lien avec l’Éducation nationale, ce nouveau diplôme veut donner un cadre national à des savoir-faire jusqu’ici formés de façon très dispersée, région par région, atelier par atelier.
Un diplôme pensé pour structurer une filière en tension
Concrètement, ce brevet vise à faire acquérir aux futurs diplômés la maîtrise de l’ensemble de la chaîne de valeur d’un métier d’art : de la conception à la finition, en passant par le choix des matières et les techniques traditionnelles. L’objectif affiché est double : offrir une reconnaissance nationale unique à des formations aujourd’hui éclatées entre CAP, écoles privées et formations internes aux maisons de luxe, et sécuriser le recrutement de jeunes professionnels dans des ateliers qui peinent à trouver des candidats formés.
La maroquinerie française, une filière qui recrute
Ce nouveau cursus tombe à point nommé. Comme le rappelait récemment notre dossier sur la maroquinerie française et ses exportations, le secteur reste l’un des rares segments de l’industrie du luxe à afficher une croissance solide, porté par la demande mondiale pour les sacs et petits objets en cuir made in France. La filière résiste d’ailleurs nettement mieux que la chaussure, en net repli, et continue de créer des emplois dans plusieurs bassins d’activité.
- Nouvelle-Aquitaine, Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Bretagne concentrent l’essentiel des ateliers de tannerie, de maroquinerie et de travail du cuir ;
- Sept grands groupes, dont Hermès, Longchamp et Delsey, réalisent à eux seuls près de 70 % du chiffre d’affaires du secteur et recrutent en continu ;
- Plusieurs milliers de postes restent à pourvoir, faute de candidats disposant d’une formation reconnue et complète.
Cette dynamique contraste avec la situation de certaines maisons du luxe, dont les trajectoires financières ont nettement divergé au premier semestre 2026 : la maroquinerie, elle, continue d’embaucher quel que soit le cycle boursier des grands groupes.
Comment se déroulera cette nouvelle formation ?
Le référentiel du brevet a été conçu conjointement par les fédérations professionnelles des quatre métiers concernés et les services de l’Éducation nationale. Il doit permettre aux élèves d’acquérir une compétence transversale, du geste technique à la connaissance des matériaux, plutôt qu’une spécialisation étroite sur une seule étape de fabrication. Cette approche rejoint une tendance plus large de structuration des parcours de formation professionnelle en France, où la certification devient un argument de poids pour les employeurs comme pour les candidats à la reconversion.
Pour les maisons de luxe comme pour les ateliers indépendants, l’enjeu est de taille : transmettre un savoir-faire menacé par les départs à la retraite d’une génération d’artisans, tout en attirant de nouveaux profils, parfois issus de reconversions, séduits par ces métiers manuels à forte valeur ajoutée.
Questions fréquentes
Qui peut préparer ce nouveau brevet national des métiers d’art ?
Le diplôme s’adresse aux élèves sortant de collège ou de formations générales souhaitant s’orienter vers un métier manuel d’excellence, ainsi qu’à des adultes en reconversion professionnelle, dans le cadre de la formation continue.
Pourquoi ce brevet a-t-il été créé maintenant ?
Les fédérations professionnelles de la maroquinerie, de la joaillerie, de l’horlogerie et de l’ébénisterie constatent depuis plusieurs années une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. La création d’un diplôme national unique doit clarifier l’offre de formation et faciliter le recrutement.
La maroquinerie française recrute-t-elle réellement autant ?
Oui : plusieurs régions comme la Nouvelle-Aquitaine annoncent plusieurs milliers de postes à pourvoir dans la filière cuir, et les grands groupes du secteur poursuivent leurs embauches malgré les variations de conjoncture propres au luxe.
Sources
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



