Mieux connaître le syndrome du tunnel carpien avec www.drbrutus.com .

Souvent méconnu, le syndrome du tunnel carpien est pourtant l’atteinte la plus répandue en France en médecine du travail parmi les troubles musculo-squelettiques.

Qu’est-ce que le syndrome du tunnel carpien ? : Il s’agit d’une douleur ressentie au niveau du nerf médian dans le poignet. Cette douleur étant occasionnée par la compression du dit nerf. On nomme ce signe physique ainsi car le nerf médian se situe dans le tunnel carpien – autrement nommé canal carpien.
Ce tunnel est formé par les os du poignet et un ligament.

Les symptômes du syndrome tunnel carpien : Les symptômes sont essentiellement des troubles sensitifs localisés au niveau de la main. C’est-à-dire que la personne touchée par le syndrome ressent des engourdissements, des picotements, des fourmillements, voire même une sensation de brûlure.
Ces sensations interviennent le plus souvent la nuit et n’atteignent pas tous les doigts. Elles sont, en effet, ressenties au niveau des trois premiers doigts (pouce, index, majeur) et la moitié externe du quatrième doigt. Peuvent également être ressentis des signes d’irradiation parcourant tout l’avant-bras.
En s’aggravant, les symptômes deviennent plus importants jusqu’à être handicapant. La personne éprouve des difficultés à accomplir certaines taches comme coudre et écrire.

Le diagnostic du syndrome : En général, un examen clinique suffit pour poser le diagnostic. Cet examen consiste à étudier la sensibilité et les mouvements des doigts de la main. Cet examen se présente sous forme de tests de provocation, par lesquels le médecin prend connaissance des douleurs ressenties et du niveau du syndrome.
Une étape indispensable pour mettre en place le traitement approprié. Deux autres examens peuvent servir à l’identification du syndrome, il s’agit de la radiographie de la zone poignet-main, et de l’échographie. Grâce à cette dernière, le médecin peut étudier le contenu du tunnel carpien.

Les causes du syndrome du tunnel carpien : Il faut tout d’abord savoir que cette maladie touche trois fois plus les femmes que les hommes, et qu’elle intervient généralement après 40 ans. Sa particularité est qu’elle intervient le plus souvent sans qu’aucune cause ne soit identifiée.
On dit alors qu’il est idiopathique. Mais, lorsque le médecin repère une cause, il peut s’agir d’une question hormonale ou métabolique, comme la grossesse, la ménopause et le diabète. Les causes les plus fréquentes venant ensuite sont les anomalies constitutionnelles (étroitesse du canal, anomalie dans le trajet des artères, etc.).

Traitement : Celui-ci peut être médical (le patient recevra des injections de dérivés cortisones dans le tunnel), ou chirurgical (une neurolyse est pratiquée).