Derrière chaque bouquet vendu en France se cache souvent un long voyage : la grande majorité des fleurs coupées achetées dans l’Hexagone proviennent aujourd’hui de l’étranger, notamment des Pays-Bas. Face à ce constat, la filière professionnelle a présenté début 2026 un plan destiné à inverser la tendance et à redonner une vraie place à la production française.
Un plan pour reconquérir la souveraineté florale
Le 12 février 2026, l’interprofession VALHOR a remis à la ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Souveraineté alimentaire, Annie Genevard, un plan de filière consacré aux fleurs coupées. Son objectif est clair : porter à une fleur sur cinq vendue en France la part de production nationale, contre une proportion aujourd’hui bien plus faible, d’ici une dizaine d’années. Ce plan s’inscrit dans la dynamique plus large des conférences de souveraineté agricole voulues par le gouvernement.
Pour y parvenir, la filière a identifié six priorités :
- Lever les freins techniques et préserver les capacités de production des exploitations
- Renforcer la visibilité du label « Fleurs de France » auprès des consommateurs
- Identifier de nouveaux débouchés commerciaux pour lisser la saisonnalité
- Encourager la diversification des cultures et le partage de savoir-faire technique
- Soutenir la formation et la transmission générationnelle dans les exploitations
- Optimiser la logistique entre production et points de vente
Le label « Fleurs de France », un repère pour les consommateurs
Créé en 2015 à l’initiative du ministère de l’Agriculture et porté par VALHOR, le label Fleurs de France garantit qu’un bouquet est composé à 100 % de fleurs cultivées sur le territoire national. Il fédère aujourd’hui plus de 560 producteurs, une centaine de grossistes et environ 14 000 points de vente, des jardineries aux boutiques de fleuristes de quartier. C’est justement ce levier de la traçabilité que le plan de filière veut renforcer, en misant sur une meilleure information en rayon plutôt que sur la seule évolution des prix.
Des fleuristes déjà confrontés au changement climatique
Sur le terrain, les professionnels du secteur composent aussi avec un autre défi : les vagues de chaleur à répétition compliquent la conservation des bouquets et modifient les habitudes d’achat des clients en pleine saison estivale. De nombreux commerçants doivent adapter leurs assortiments, privilégier des variétés plus résistantes et revoir leur logistique de stockage pour limiter les pertes. Une contrainte supplémentaire qui renforce, pour certains, l’intérêt de sources d’approvisionnement plus locales et donc moins soumises aux aléas du transport longue distance. Le sujet rejoint des préoccupations plus larges autour de l’environnement et de l’empreinte carbone des filières agricoles.
Ce que cela change pour les acheteurs de fleurs
Concrètement, ce mouvement de fond devrait se traduire dans les mois à venir par davantage de bouquets estampillés « Fleurs de France » en magasin, une meilleure lisibilité de l’origine des produits, et potentiellement de nouvelles variétés cultivées localement pour remplacer certaines importations. Pour les amateurs de jardin et de plantes, c’est aussi l’occasion de mieux comprendre d’où viennent les fleurs qu’ils achètent et de privilégier, quand c’est possible, les circuits courts.
Questions fréquentes
Quelle part des fleurs vendues en France est aujourd’hui produite localement ?
La part exacte varie selon les sources, mais elle reste minoritaire : c’est justement pour l’augmenter que la filière vise désormais une fleur sur cinq produite en France d’ici une dizaine d’années.
Qu’est-ce que garantit le label Fleurs de France ?
Il certifie qu’un bouquet est composé à 100 % de fleurs cultivées en France, selon un cahier des charges géré par l’interprofession VALHOR depuis 2015.
Pourquoi la filière française des fleurs coupées veut-elle se renforcer maintenant ?
Le plan présenté en février 2026 répond à la fois à une volonté de souveraineté agricole et à des contraintes climatiques croissantes qui fragilisent les approvisionnements longue distance.
Sources
- JAF-info — Plan de souveraineté des fleurs coupées
- VALHOR — Label Fleurs de France
- Bien ou Bien — Comment acheter des fleurs françaises et de saison
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



