Le médicinier connu sous le nom de « jatropha » est une graminée dicotylédone cultivée dans les pays intertropicaux. Au début, cette plante est utilisée à des fins médicales par les Incas. Plus tard, grâce à des recherches menées partout, on a découvert qu’elle recèle de multiples usages. On peut recenser 160 variétés sur cette planète dont parmi eux, le « jatropha curcas ».
Le jatropha s’adapte à tout moment et a n’importe quel espace

Famille des dicotylédones, cette plante peut vivre normalement dans la zone intertropicale sous une pluviométrie de 500 à 1200 mm d’eau par an. Il n’a nullement besoin de terre fertile pour exister, il s’adapte facilement au sol caillouteux ou rocheux. Même à une température très variable, il peut survivre sans problème. La rapidité de la croissance racinaire, a fait le jatropha curcas, une meilleure protection du sol contre l’érosion régressive. Sa graine capsulaire, passe du vert au marron jusqu’à l’obtention de couleur noire à sa maturation.
Adieu le pétrole et bonjour au jatropha
La découverte de cette plante dit « or vert » a fait le tour du monde. Les compagnies pétrolières et les grandes sociétés d’énergie sont les premiers au courant de la nouvelle. En passant par le pressage et la distillation, le végétal procure de l’huile magique qui fait tourner votre moteur diesel ou essence, rallume votre poste téléviseur et lumières. La plupart des industries et compagnies de transports l’utilisent actuellement comme composant (à 80 %) de carburant (le gazole, l’essence et le kérosène). La compagnie Air New Zealand a déjà testé la capacité de l’huile en faisant voler son Boeing 747 avec 50 % de jatropha et 50 % de carburant classique, en décembre 2008. L’Inde prévoit un projet d’une plantation de 40 millions d’ha dans les cinq ans à venir. A Madagascar, il peut égaliser à l’exportation fève de cacao tôt ou tard.
Le jatropha peut bien soutenir l’avenir économique du pays
Plusieurs pays et sociétés multinationales ont déjà lancé dans la course aux cultures des jatrophas. L’Indonésie, Ghana et Madagascar sont parmi les pionniers dans l’exploitation. En Asie, la surface réservée à ce type de plants peut aller jusqu’à 760.000 ha. Pour l’Afrique, elle est de 120000 ha actuellement.
A Madagascar, le projet jatropha est déjà commencé par l’association CNRIT, en se basant dans des prototypes d’essayage sur des motoculteurs, sur des bougies, dans la conversion des déchets en source d’électricité. Dans le nord du pays, depuis 2008, la société J-OIL a déjà débuté par la transformation et la plantation sur quelques milliers d’ha. D’après les sources auprès des paysans, 1 kg de graine s’achète un peu près de 0,10 euro dont un pied vaut 5 à 10 kg de graines. C’est un complément de revenus voire source pour les agriculteurs locaux.
Les compagnies chinoises sont les principaux clients des producteurs locaux. Les produits sont traités localement avant d’être expédiés vers l’extérieur. En ce moment, la plupart des producteurs se reconvertissent dans ce secteur en pleine croissance.

Le site référencé ici est disponible à cette adresse : http://dago-agrosourcing.bio

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