La saison de chasse 2026-2027 s’annonce déjà pour certaines espèces, alors que l’ouverture générale n’aura lieu qu’en septembre. Entre dates anticipées pour le gibier d’eau, quotas revus pour les cervidés et nouveaux moratoires sur des espèces menacées, voici ce qui change concrètement pour les chasseurs et pour la faune concernée cette année.
Une ouverture générale qui varie selon les départements
Contrairement à une idée reçue, il n’existe pas une seule date d’ouverture de la chasse valable pour toute la France. Chaque préfecture fixe la date par arrêté, en général le deuxième ou le troisième dimanche de septembre selon les régions. Pour la saison 2026-2027, les ouvertures générales attendues s’échelonnent globalement entre la mi-septembre et fin septembre 2026, avec une fermeture générale fixée fin février 2027 pour la plupart des espèces.
Concrètement, cela veut dire que la date exacte diffère d’un département à l’autre : mieux vaut consulter l’arrêté préfectoral local ou sa Fédération Départementale des Chasseurs plutôt que de se fier à une date nationale unique.
Le gibier d’eau et le sanglier, déjà ouverts avant la rentrée
Certaines espèces se chassent bien avant la date officielle de rentrée :
- Le sanglier et le chevreuil (brocard) peuvent être tirés à l’approche ou à l’affût dès le 1er juin 2026, sous autorisation préfectorale individuelle, notamment dans un objectif de régulation des dégâts agricoles.
- Le gibier d’eau (canards, oies, limicoles) ouvre dès la première quinzaine d’août 2026 sur le domaine public maritime et les zones humides, la date précise variant selon les façades et les départements.
- La chasse en battue du sanglier peut, elle, s’étendre jusqu’au 31 mars 2027 dans certains territoires, avec prolongation possible en cas de surpopulation.
C’est cette asymétrie de calendrier qui explique pourquoi des coups de fusil peuvent déjà se faire entendre en pleine période estivale, plusieurs semaines avant l’ouverture générale.
Deux espèces protégées par un moratoire nationalisé
La nouveauté la plus notable de cette saison concerne la protection de la faune de montagne. Un moratoire national a été instauré pour le lagopède alpin, ce petit gallinacé des sommets particulièrement sensible au changement climatique, et le moratoire mis en place en 2022 pour le grand tétras est reconduit. Dans les deux cas, la décision repose sur des niveaux de reproduction jugés trop faibles pour supporter un prélèvement, même limité.
Ces mesures s’inscrivent dans une tendance plus large de gestion différenciée du gibier : certaines populations sont jugées suffisamment abondantes pour justifier une hausse des quotas de prélèvement, quand d’autres nécessitent au contraire une protection renforcée.
Des quotas de cervidés en hausse dans plusieurs départements
À l’inverse des espèces protégées, les populations de chevreuils et de cerfs continuent de progresser dans de nombreux territoires. Certains départements ont ainsi relevé leurs objectifs de prélèvement d’environ 3 % par rapport à la saison précédente, avec des plans de chasse chiffrés en milliers de bracelets numérotés à apposer sur chaque animal prélevé avant transport – un dispositif de traçabilité destiné à limiter le braconnage et à mieux suivre l’évolution des populations.
Ce que cela change pour les chasseurs comme pour les promeneurs
Pour les chasseurs, la vigilance porte surtout sur le respect scrupuleux des dates et des zones autorisées, qui varient d’une espèce et d’un département à l’autre. Pour les randonneurs et promeneurs, la prudence est de mise dès le mois d’août dans les zones humides et les massifs forestiers, où certaines chasses anticipées sont déjà autorisées alors que l’ouverture générale n’a pas encore eu lieu.
Questions fréquentes
Quand a lieu l’ouverture générale de la chasse 2026 ?
Elle varie selon les départements, généralement entre la mi-septembre et fin septembre 2026, la date exacte étant fixée par arrêté préfectoral local.
Pourquoi entend-on des chasseurs dès le mois d’août ?
Certaines espèces comme le gibier d’eau ou, sous conditions, le sanglier et le chevreuil, bénéficient d’ouvertures anticipées dès juin ou août, avant la date d’ouverture générale de septembre.
Quelles espèces sont protégées par un moratoire en 2026 ?
Le lagopède alpin fait l’objet d’un nouveau moratoire national, tandis que celui du grand tétras, instauré en 2022, est reconduit, en raison de niveaux de reproduction jugés insuffisants.
Sources
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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



