Nizar Fassi du média rachatducredit.com.

Créé en 2007, à la veille de la Grande Dépression financière de 2008, par deux frères, Nizar et Aymen Fassi, le média www.rachatducredit.com vient de fêter ses 10 ans d’existence.

Spécialisé initialement dans l’entraide informationnelle dans le domaine du prêt et du rachat de crédits, les fondateurs ont élargi le spectre du contenu à la gestion du patrimoine et le financement professionnel.

Après la crise des subprimes, le média financier a traversé d’autres épisodes économiques compliqués : la crise des dettes de 2010 ; les algorithmes de référencement Panda, Penguin et autres ; les adblockers ; etc.

Une interview éclectique – référencement ; projet ; opinion sur le Web bancaire – a été réalisée avec Nizar Fassi dont voici le rendu.

Avez-vous réalisé des changements pour engager une amélioration du référencement sur Google ?

N. F. : On avait pris acte des sanctions et pénalités des filtres des moteurs de recherche. Cela a été brutal. Du jour au lendemain, on se retrouve avec une audience divisée par 10… Je ne souhaite à aucune structure de vivre un tel épisode. Le média a été totalement refait : désindexation massive de textes de piètre qualité, retrait de liens de mauvaise qualité, refonte de la structure, etc. Nous avons également engagé des agences SEO connues pour réaliser les modifications. On a bien payé une dizaine de milliers d’euros pour des résultats assez catastrophiques. Toutefois, je reste optimiste pour l’avenir.

Les équipes de Google Search vous ont-elles renseigné ?

N. F. : Après 5 années de travail de modification, on a fini par les contacter pour essayer de débloquer une situation devenue grotesque. Ils ne répondent pas. Heureusement, que notre stratégie financière a été spartiate ces dernières années pour faire face.

Est-ce la qualité du contenu la cause des malheurs ?

N. F. : Certes, on n’est pas le Wall Street Journal en termes de qualité éditoriale. On essaye juste de répondre aux problématiques concrètes sur le thème des finances personnelles et professionnelles avec nos propres moyens et possibilités. Nous avons une formation en mathématiques et non en littérature. D’un côté, l’avantage, c’est la rigueur et la logique dans un domaine utilisant énormément les chiffres. D’un autre côté, on a pu perdre en qualité stylistique. Cette dernière s’aiguise au cours du temps.

Que pensez-vous de l’évolution du Web ?

N. F. : L’émergence de la navigation sur smartphone a été le principal élément puissant ces 10 dernières années. Les réseaux sociaux ont capté l’audience des forums, blogs et chats de l’époque tout en les fidélisant adroitement. Ils captent l’attention des internautes et donc les revenus publicitaires. Quant à l’intelligence artificielle, dont le sujet tourne en boucle, on l’attend toujours aussi bien sur le Search, le marketing que dans l’usage courant.

L’émergence des néo-banques et monnaies virtuelles, est-ce positif pour les utilisateurs ?

N. F. : Tout ce qui pourrait améliorer l’expérience des usagers bancaires est bon à prendre. La concurrence des banques en ligne est une excellente nouvelle qui permettra d’explorer de nouveaux modes de consommation des services financiers. L’environnement bancaire tend vers l’efficacité à moindre frais. Au fond, chacun de ces acteurs apporte une pierre à l’édifice.

Concernant les monnaies virtuelles, leur montée en puissance est impressionnante même si la part de marché reste marginale. Personne ne peut prévoir leur évolution. L’incertitude domine ces mutations technologiques. Le problème des bitcoins et autres restent les contreparties réelles, la liquidité et la sécurité des transactions.

Quels sont vos objectifs pour les 10 prochaines années ?

On essaiera de hausser le niveau en termes qualitatifs autour de l’expérience de l’utilisateur et de diversifier les sources de monétisation. Nous avons enclenché ce processus de diversification des revenus en lançant une activité de conseil en stratégie. Pour le reste, fêtons cette année notre 10ème anniversaire car le Web, c’est un espace complexe et risqué lorsqu’on sait que 9 petites entreprises sur 10 ferment ses portes en moyenne.

Le site référencé ici est disponible à cette adresse : https://www.rachatducredit.com

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