À quelques heures de la Toussaint, les fleuristes de plusieurs régions françaises constatent le même problème : leurs chrysanthèmes sont plus petits et moins épanouis que les années précédentes. En cause, selon les producteurs, l’été exceptionnellement chaud et lumineux qui a retardé la floraison de la plante emblématique du 1er novembre.
Dans l’Aude, le producteur Camille Rabal explique le mécanisme à l’origine du problème : « Pour déclencher la floraison du chrysanthème, il lui faut des températures et une luminosité qui redescendent. » Faute de ce signal climatique arrivé trop tard, de nombreux pieds arborent encore des bourgeons non éclos au lieu de fleurs développées, à quelques jours seulement de la date où ils doivent être vendus.
Une récolte largement amputée
Les conséquences se chiffrent directement en perte de production : selon ce même producteur, seul un sixième de sa récolte est aujourd’hui commercialisable, soit environ 2 500 tiges perdues. Sur les étals, les vendeuses constatent le même phénomène – des plants « un peu jeunes, un peu trop petits » – et le confirment : la situation touche l’ensemble de la profession, pas un producteur isolé. Certains clients, déçus par le choix disponible, se reportent sur d’autres fleurs de saison comme le cyclamen.
Côté prix, les tiges de chrysanthème s’échangent autour de 4,50 euros chez les fleuristes, tandis que les pots plus généreux se négocient entre 20 et 30 euros en boutique. Malgré la qualité inégale de la récolte, les professionnels assurent que les quantités disponibles resteront suffisantes pour couvrir la demande du week-end.
Un marché déjà sous tension structurelle
Cet accident climatique vient s’ajouter à des difficultés plus anciennes pour la filière, comme le rappelle notre article sur le recul du marché du chrysanthème. Selon l’interprofession horticole Val’hor, la grande distribution et les jardineries captent aujourd’hui l’essentiel des dépenses de Toussaint – respectivement 29 % et 28 % -, loin devant les producteurs (18 %) et les fleuristes traditionnels, qui ne représentent plus que 12 % des achats.
La question de l’origine des fleurs reste également sensible : comme l’expliquait notre enquête sur l’origine des bouquets vendus en France, une large majorité des fleurs coupées commercialisées dans l’Hexagone transitent par les Pays-Bas avant d’arriver chez les détaillants, même lorsque la plante a été cultivée plus près. Les producteurs français, eux, continuent de défendre une production locale, un engagement détaillé dans notre article sur le bilan carbone de la profession.
Que retenir avant d’acheter ses chrysanthèmes
- Les plants seront globalement plus petits cette année, mais les stocks resteront suffisants jusqu’au 1er novembre.
- Les prix restent dans la fourchette habituelle : environ 4,50 € la tige, 20 à 30 € le pot composé.
- Les fleuristes traditionnels ne captent qu’environ 12 % des achats de Toussaint, loin derrière la grande distribution et les jardineries.
- D’autres fleurs de saison, comme le cyclamen, peuvent compléter ou remplacer les compositions traditionnelles.
Questions fréquentes
Pourquoi les chrysanthèmes sont-ils plus petits cette année ?
La chaleur et la luminosité prolongées de l’été ont retardé le signal climatique nécessaire à la floraison complète de la plante, laissant de nombreux pieds avec des bourgeons encore fermés à l’approche de la Toussaint.
Y aura-t-il assez de chrysanthèmes pour la Toussaint ?
Oui, selon les professionnels interrogés : malgré une qualité de récolte inégale et des pertes locales importantes, les quantités disponibles restent suffisantes pour répondre à la demande du week-end.
Les prix vont-ils augmenter à cause de cette mauvaise récolte ?
À ce stade, les tarifs constatés restent proches des niveaux habituels, autour de 4,50 euros la tige chez les fleuristes et de 20 à 30 euros pour un pot composé.
Sources
ICI Occitanie (France 3) – Toussaint 2026 : des chrysanthèmes plus petits et moins fleuris
Val’hor – Plan de souveraineté de la filière fleurs coupées
France Info – Dans les coulisses du marché aux fleurs des Pays-Bas
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



