AccueilFleuristesFleuristes : la profession lance son bilan carbone, les fleurs françaises restent...

Fleuristes : la profession lance son bilan carbone, les fleurs françaises restent boudées

Date:

Publicité Meetic

Longtemps restée à l’écart des grands chantiers environnementaux du commerce, la profession de fleuristes engage à son tour sa mutation. L’École Nationale des Fleuristes vient de publier son premier bilan carbone, un exercice inédit pour un secteur où l’essentiel des bouquets vendus en France continue pourtant de venir de l’étranger. Entre volonté affichée de verdir la filière et réalité d’un approvisionnement toujours largement importé, le métier de fleuriste traverse une période charnière.

Un premier bilan carbone pour mesurer l’empreinte de la filière

C’est une démarche que la profession n’avait encore jamais formalisée à cette échelle. L’École Nationale des Fleuristes, rattachée à l’Union Nationale des Fleuristes (UNF), a publié son tout premier bilan carbone, destiné à objectiver les postes d’émissions du métier : transport des fleurs coupées, chauffage et réfrigération des boutiques, emballages, déplacements. L’objectif affiché est de disposer d’une base de travail pour accompagner la transition écologique de la profession, à l’image de ce que d’autres secteurs ont entrepris pour réduire leur empreinte carbone ces dernières années.

Les fleurs françaises toujours boudées malgré la demande

Le paradoxe est là : la demande de fleurs françaises ne cesse de progresser chez les consommateurs, mais l’offre peine à suivre. Selon une étude spécialisée sur le secteur de la franchise florale, 90 % des fleuristes déclarent vendre des végétaux d’origine française, mais seuls 58 % d’entre eux proposent le label certifié « Fleurs de France ». La France reste très dépendante des importations, les Pays-Bas concentrant à eux seuls environ 60 % de la demande mondiale de fleurs coupées, devant la Colombie, le Kenya et le Royaume-Uni. Un déséquilibre que la filière tente de corriger, comme le documentait déjà notre article sur le plan de souveraineté engagé face aux importations.

L’Union Nationale des Fleuristes a par ailleurs annoncé vouloir bâtir des standards de traçabilité plus stricts, afin que les clients puissent distinguer plus facilement une composition réalisée avec des fleurs cultivées en France de celle assemblée à partir de tiges importées. Un enjeu que notre article consacré à la manière de reconnaître l’origine réelle des fleurs avait déjà mis en lumière.

Ce qui change concrètement pour les fleuristes et les clients

  • Un référentiel carbone commun à la profession, permettant à chaque point de vente de situer ses propres émissions.
  • Une poursuite des efforts de traçabilité autour du label « Fleurs de France », encore minoritaire malgré une forte adhésion de principe des professionnels.
  • Une montée en puissance attendue du e-commerce floral, canal de croissance désormais installé dans les habitudes d’achat.
  • Une multiplication des initiatives locales, entre plantations florales ouvertes au public, marchés de producteurs et boutiques mettant en avant les fleurs de saison.

Un marché en pleine recomposition

Le secteur reste marqué par une grande diversité de modèles économiques, des grandes enseignes de franchise aux boutiques indépendantes récemment ouvertes dans plusieurs villes françaises. Cette dynamique se prolongera lors du Salon du Végétal, rendez-vous professionnel attendu à la mi-septembre, qui doit notamment consacrer une journée d’échanges entre producteurs, grossistes et fleuristes autour de la fleur coupée française. De son côté, le mouvement dit « slow flower », qui privilégie les fleurs locales et de saison plutôt que les circuits d’importation longue distance, gagne du terrain chez une partie des professionnels comme des consommateurs — une tendance qui n’est pas sans rappeler celle observée dans le secteur des produits biologiques, où la consommation repart alors que l’offre agricole peine à suivre.

Questions fréquentes

Pourquoi la profession de fleuriste publie-t-elle un bilan carbone maintenant ?

L’École Nationale des Fleuristes souhaite disposer d’une mesure objective des émissions du secteur, afin d’orienter les actions de transition écologique de la filière, alors que la pression réglementaire et les attentes des consommateurs augmentent sur ces sujets.

Qu’est-ce que le label « Fleurs de France » ?

C’est une certification qui garantit qu’une fleur a été cultivée en France. Elle reste minoritaire dans les boutiques : seuls 58 % des fleuristes qui vendent des fleurs françaises proposent ce label, malgré une adhésion de principe très large de la profession.

D’où viennent la majorité des fleurs coupées vendues en France ?

Une large part provient de l’importation, les Pays-Bas jouant un rôle central dans les échanges mondiaux de fleurs coupées, suivis par des pays comme la Colombie, le Kenya ou le Royaume-Uni.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Simon
Signature éditoriale de la rédaction de lesnewsdunet.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

- Publicité -

Publicité Fortuneo

Les mécennes

Partager son code de parrainage

Zone Parrainage — partager son code de parrainage

Dernières Actualités