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Toussaint : pourquoi le marché du chrysanthème recule mais résiste encore

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À l’approche de la Toussaint, les étals des fleuristes se couvrent à nouveau de chrysanthèmes. Mais derrière cette image immuable, le marché du fleurissement des tombes confirme un recul entamé depuis plusieurs années. Entre budgets resserrés, concurrence de la vente directe et valorisation de l’origine française, la filière cherche de nouveaux relais.

Un marché en recul, mais toujours incontournable

Selon l’étude Kantar réalisée pour Valhor et FranceAgriMer, menée auprès d’un panel représentatif de 7 000 foyers, le marché du fleurissement des tombes pour la Toussaint s’est établi à 114,35 millions d’euros en 2025, contre 124,10 millions en 2024, soit une baisse proche de 8 %. Le nombre de foyers acheteurs recule lui aussi légèrement, de 4 millions à 3,8 millions, soit 13,1 % de la population française. Le budget moyen par foyer passe de 29,40 € à 27,40 €, avec un panier qui se resserre : 3,3 végétaux achetés en moyenne, contre 3,6 l’année précédente. Le profil type de l’acheteur reste une personne d’environ 62 ans, attachée à cette tradition née après la Première Guerre mondiale, lorsque le chrysanthème fut associé au souvenir des soldats disparus.

Les artisans fleuristes, premiers touchés par la baisse

Dans ce marché qui se contracte, les artisans fleuristes ne captent plus qu’environ 17 % du chiffre d’affaires de la période, soit près de 20 millions d’euros, en recul de 3 % sur un an. La vente directe par les producteurs horticoles, elle, progresse et grignote des parts de marché. Une partie de la profession a d’ailleurs engagé une démarche de bilan carbone pour mieux valoriser ses pratiques, comme le détaille cet état des lieux sur le bilan carbone de la profession, qui souligne que les fleurs françaises restent encore trop peu demandées par les clients.

L’origine française, un argument encore sous-exploité

C’est justement là que se joue une partie de l’avenir du secteur. La majorité des fleurs vendues en France continue de venir de l’étranger, alors que la saisonnalité et la production locale gagnent du terrain dans les attentes des consommateurs. Un dossier consacré à l’origine des fleurs coupées rappelle comment repérer une production française, un critère de plus en plus déterminant pour les acheteurs soucieux de l’impact environnemental de leurs achats.

Bien choisir et faire durer son chrysanthème

  • Privilégier un plant encore en boutons plutôt qu’entièrement fleuri, pour une tenue plus longue.
  • Vérifier que le terreau n’est ni détrempé ni totalement sec au toucher.
  • Arroser modérément mais régulièrement, sans laisser d’eau stagner dans la coupelle.
  • Éviter une exposition en plein soleil direct ou un emplacement trop venté sur un balcon.
  • Pour un usage en extérieur prolongé après la Toussaint, préférer une variété rustique plutôt qu’une potée décorative.

Une consommation globalement plus prudente

Ce resserrement des budgets autour de la Toussaint fait écho à une tendance plus large de la consommation française, où les arbitrages se font davantage sur la base du prix et de l’origine des produits, qu’il s’agisse de fleurs ou d’alimentation. Les derniers chiffres de la consommation de produits biologiques montrent d’ailleurs un comportement d’achat comparable, entre vigilance budgétaire et attention croissante portée à la provenance des produits.

Questions fréquentes

Pourquoi offre-t-on des chrysanthèmes à la Toussaint ?

La tradition remonte à 1919 : le président Raymond Poincaré avait appelé à fleurir les tombes des soldats tombés pendant la Première Guerre mondiale au moment de la Toussaint, et le chrysanthème, l’une des rares fleurs disponibles en novembre, s’est imposé pour cet usage.

Le marché des fleurs de Toussaint recule-t-il vraiment ?

Oui : selon l’étude Kantar pour Valhor et FranceAgriMer, le marché est passé de 124,10 millions d’euros en 2024 à 114,35 millions en 2025, avec moins de foyers acheteurs et un panier moyen en baisse.

Comment savoir si un chrysanthème est d’origine française ?

L’étiquette ou la fiche produit doit préciser le pays de production ; à défaut, il est recommandé de se renseigner directement auprès du fleuriste, les producteurs français valorisant de plus en plus cette origine sur leurs points de vente.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Anne-Sophie M
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