À Marseille, la Régie des Transports Métropolitains (RTM) a lancé la vente aux enchères d’une partie de sa flotte de vélos électriques en libre-service. Une opération qui permet à des particuliers d’acquérir, parfois à moins de 50 euros, des deux-roues normalement loués à l’abonnement, tout en posant la question plus large du renouvellement des flottes publiques de mobilité douce.
Quatre-vingts vélos retirés du service
La RTM propose 80 vélos à assistance électrique issus de son service de location longue durée Levélo+, via la plateforme en ligne spécialisée Le Moniteur des Ventes. Ces modèles pliants, classiques et familiaux (notamment des Moka et Twin) ont entre cinq et six ans d’ancienneté et ont été déclassés en raison de leur âge, après plusieurs années d’un usage intensif par les abonnés de la métropole. Plutôt que de les détruire, la régie a choisi de les remettre en circulation via une vente publique, une pratique de plus en plus courante pour le matériel réformé des collectivités.
Les prix de départ s’échelonnent de 50 à 350 euros selon l’état général du cadre et la capacité résiduelle de la batterie. Chaque vélo passe par une révision complète avant la mise en vente, qui se déroule exclusivement en ligne sur un format d’enchères classique où le mieux-disant l’emporte à la clôture.
Une seconde vie pour des batteries encore fonctionnelles
Le principal point de vigilance pour un acheteur reste l’état réel de la batterie, élément le plus coûteux à remplacer sur un vélo électrique. Une batterie de flotte professionnelle, même usagée, conserve souvent une capacité suffisante pour un usage occasionnel, ce qui explique l’intérêt de particuliers pour ce type de vente plutôt que pour un vélo neuf d’entrée de gamme.
Cette opération s’inscrit dans le renouvellement progressif de la flotte Levélo+ de la métropole marseillaise, qui doit remplacer les vélos retirés par des modèles plus récents. Un mouvement comparable à celui déjà engagé par d’autres réseaux français de vélos en libre-service, confrontés au même défi du vieillissement des batteries au lithium après plusieurs années d’exploitation intensive.
Un geste qui s’inscrit dans l’économie circulaire
Au-delà de l’anecdote locale, cette vente illustre une tendance de fond : les collectivités cherchent à valoriser leur matériel réformé plutôt que de le mettre à la casse, dans un contexte où la question des déchets électroniques et des batteries usagées devient centrale. Elle rejoint les efforts engagés sur d’autres segments de la mobilité urbaine, où les deux-roues électriques font par ailleurs l’objet d’une vigilance accrue sur les questions de sécurité et de fiabilité.
Pour les habitants de la cité phocéenne, c’est aussi une occasion concrète de s’équiper à moindre coût dans une ville où la réduction de l’empreinte carbone des déplacements reste un enjeu majeur. Plus largement, ce type d’alternative de transport urbain séduit un public de plus en plus large, entre hausse du prix du neuf et recherche de solutions économiques.
Comment participer à ce type de vente
- Créer un compte sur la plateforme d’enchères utilisée par la collectivité concernée
- Consulter les photos et la fiche technique de chaque lot avant d’enchérir
- Vérifier systématiquement l’âge de la batterie et son autonomie annoncée
- Prévoir un budget pour une éventuelle révision chez un réparateur de cycles
- Suivre les autres ventes aux enchères publiques, qui concernent aussi bien du mobilier que des véhicules réformés
Questions fréquentes
Qui peut participer à la vente aux enchères des vélos électriques de la RTM ?
La vente se déroule en ligne et est ouverte à tout particulier inscrit sur la plateforme d’enchères utilisée par la régie marseillaise, sans condition de résidence.
Les vélos vendus sont-ils garantis ?
Non, il s’agit de matériel réformé vendu en l’état, mais chaque vélo passe par une révision complète avant la mise en vente, ce qui limite les mauvaises surprises.
Pourquoi les métropoles revendent-elles leurs vélos électriques plutôt que de les recycler ?
Quand la batterie conserve encore une capacité suffisante, la revente prolonge la durée de vie du matériel et limite les déchets électroniques, un choix de plus en plus privilégié par les collectivités.
Sources
- RTM – Levélo+, le service de vélos électriques en libre-service de Marseille
- lessentiel.fr – Des vélos électriques marseillais aux enchères
- titrespresse.com – Marseille Métropole : des vélos déclassés compte tenu de leur âge
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



