AccueilBoissons non alcooliséesVin désalcoolisé, bière 0,0 % : ce que l'étiquette a l'obligation de...

Vin désalcoolisé, bière 0,0 % : ce que l’étiquette a l’obligation de préciser

Date:

Publicité Meetic

La bière sans alcool a vu ses ventes grimper de près de 12 % en un an en France, et le vin désalcoolisé affiche la plus forte progression du secteur des boissons sans alcool. Mais derrière le mot « sans alcool », une réglementation précise encadre ce qui peut être écrit sur l’étiquette, et ce qui ne le peut pas.

Un marché qui change d’échelle

Le segment des boissons « no/low » pèse désormais environ 300 millions d’euros en France, porté par une croissance de 9 % par an depuis 2023. La bière sans alcool en est le moteur : elle représentait 238 millions d’euros en 2024 et approche aujourd’hui 6 % des volumes vendus en grande distribution. Signe de cette bascule, 40 % des brasseries françaises produisent désormais une référence sans alcool, et 30 % ont un projet en cours, alors que le secteur brassicole traditionnel traverse une période plus morose, avec 209 fermetures de brasseries recensées l’an dernier.

Le vin désalcoolisé, de son côté, reste un marché de niche en volume, mais c’est lui qui progresse le plus vite, avec une hausse de 21,5 % en valeur. De quoi inciter de plus en plus de caves, comme le montrent les récentes ouvertures de caves entièrement dédiées au sans alcool, à consacrer un rayon entier à ces références.

Ce que l’étiquette a le droit (ou non) de dire

Derrière cet engouement, les règles sont strictes. La dénomination « bière sans alcool » n’est autorisée que si le titre alcoométrique ne dépasse pas 1,2 % vol, conformément au décret n° 92-307. Pour les bières à ce niveau d’alcool comme pour l’ensemble des boissons sans alcool, la liste des ingrédients et la déclaration nutritionnelle doivent obligatoirement figurer sur l’étiquette, une exigence qui ne s’impose pas aux boissons alcoolisées classiques.

  • Un vin désalcoolisé doit avoir un titre alcoométrique inférieur ou égal à 0,5 % vol.
  • Un vin « partiellement désalcoolisé » se situe au-dessus de ce seuil, mais reste en dessous du minimum légal de sa catégorie d’origine.
  • La mention « sans alcool » ne peut être apposée que si le produit respecte le seuil des 0,5 % vol, et doit toujours être accompagnée de la dénomination légale complète (« vin désalcoolisé »).
  • Une date de durabilité minimale (DDM) est obligatoire sur ces étiquettes, contrairement aux vins classiques qui n’en portent généralement pas.
  • Un vin sous appellation d’origine protégée (AOP) ou indication géographique protégée (IGP) ne peut pas être totalement désalcoolisé : l’opération ferait perdre le bénéfice de l’appellation.

Pourquoi cette distinction compte pour le consommateur

Ces règles existent pour éviter la confusion entre un produit réellement sans alcool et un produit simplement allégé. Un vin à 0,5 % vol et un vin à 5 % vol peuvent tous les deux revendiquer une forme de désalcoolisation partielle, sans que l’étiquette ne le précise clairement si le consommateur ne connaît pas ces seuils. C’est un enjeu de santé publique autant que de loyauté commerciale, dans un contexte où la consommation quotidienne d’alcool a reculé de 13 % entre 2021 et 2023, et où près de 20 % des jeunes de 17 ans n’ont aujourd’hui jamais bu d’alcool, contre 7 % il y a vingt ans.

Cette évolution des usages pousse aussi les lieux de sortie à s’adapter, comme le montre la multiplication des bars et établissements entièrement dédiés au sans alcool un peu partout en France.

Questions fréquentes

Une bière à 0,3 % peut-elle s’appeler « sans alcool » ?

Oui, tant que son titre alcoométrique ne dépasse pas 1,2 % vol, la dénomination « bière sans alcool » est autorisée par la réglementation française.

Un vin à 0,8 % vol peut-il être vendu comme « vin désalcoolisé » ?

Non : au-delà de 0,5 % vol, il doit être désigné comme « vin partiellement désalcoolisé », une mention légale distincte.

Pourquoi certains vins d’appellation n’existent pas en version sans alcool ?

Parce que la désalcoolisation totale fait perdre le bénéfice de l’AOP ou de l’IGP : un vin sous appellation ne peut donc pas être commercialisé comme totalement désalcoolisé sous ce même nom.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

Simon
Signature éditoriale de la rédaction de lesnewsdunet.com — nom de plume assumé de l'équipe du site, et non une personne réelle. Les articles publiés sous cette signature sont rédigés avec l'assistance d'une intelligence artificielle, sous la responsabilité éditoriale du site.

- Publicité -

Publicité Fortuneo

Les mécennes

Partager son code de parrainage

Zone Parrainage — partager son code de parrainage

Dernières Actualités