Une découverte rarissime vient de bouleverser l’archéologie française. En plein centre-ville d’Auxerre, dans l’Yonne, les équipes de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) ont mis au jour une nécropole gallo-romaine renfermant près de 260 sépultures de bébés et de fœtus, datant des IIe et IIIe siècles. Un site d’une densité exceptionnelle, révélé sur une parcelle de seulement 45 mètres carrés, à deux pas de la tour de l’Horloge et de l’Hôtel de Ville.
Une découverte exceptionnelle en plein centre-ville
Le chantier, mené dans le cadre d’une opération d’archéologie préventive, devait initialement préparer la végétalisation d’une place publique. Personne ne s’attendait à mettre la main sur l’un des plus importants ensembles funéraires de nourrissons jamais documentés pour l’Empire romain. Cette découverte survient alors que la science enchaîne, ces derniers jours, les surprises : les biologistes venaient justement d’annoncer une nouvelle espèce découverte dans les grottes sous-marines de Marseille, preuve que le sol et les fonds marins n’ont pas fini de livrer leurs secrets.
Que révèlent les sépultures sur la vie quotidienne romaine
Pour l’archéo-anthropologue Carole Fossurier, le soin apporté aux corps est frappant : « On les traite soigneusement, on va vraiment en prendre soin », explique-t-elle, décrivant des bébés emmaillotés et parfois recouverts de produits avant l’inhumation. De son côté, la spécialiste en paléo-génomique Céline Bon a identifié, dans certains pots funéraires, des traces d’ADN ancien et de bactéries abortives : « ces céramiques avaient contenu ou des bébés nés trop précocement ou alors d’autres tissus de type placenta », précise-t-elle. Plusieurs pistes sont avancées par l’équipe scientifique pour expliquer cette mortalité périnatale :
- Des naissances survenues trop précocement
- Des complications graves de grossesse
- Des infections bactériennes détectées par analyse génétique
Ces 260 cas, concentrés sur une surface aussi réduite, dessinent un espace funéraire spécifique, probablement réservé de longue date aux tout-petits décédés avant ou juste après la naissance — une pratique encore mal documentée pour la Gaule romaine.
Le patrimoine archéologique français à l’honneur
Cette nécropole gallo-romaine vient enrichir un patrimoine national déjà considérable, que les pouvoirs publics cherchent à rendre plus accessible au grand public. C’est notamment l’objectif du Pass Patrimoine, un abonnement unique donnant accès à 500 monuments en France, qui permet au public de se réapproprier des sites longtemps réservés aux seuls spécialistes. La valorisation passe aussi par le numérique, à l’image de l’essor des portails artistiques consacrés à la diffusion du patrimoine français en ligne, qui donnent une seconde vie virtuelle aux fouilles comme celle d’Auxerre.
Et maintenant, quelle suite pour le site d’Auxerre
Les ossements et le mobilier funéraire ont été transférés vers les laboratoires de l’Inrap pour des analyses approfondies : datation plus fine, étude des maladies infantiles de l’époque, comparaison avec d’autres nécropoles de nourrissons déjà fouillées en France. À terme, les chercheurs espèrent que ces résultats permettront de mieux comprendre les conditions sanitaires des familles gallo-romaines et la place accordée aux tout petits défunts dans la société antique. La ville d’Auxerre, elle, envisage une restitution publique des conclusions une fois les études terminées.
Questions fréquentes
Où se trouve exactement la nécropole découverte à Auxerre ?
Le site se situe en plein centre historique d’Auxerre, dans l’Yonne, sur une place proche de la tour de l’Horloge et de l’Hôtel de Ville, destinée à être végétalisée.
Pourquoi autant de sépultures de bébés sur un espace aussi réduit ?
Les archéologues y voient un espace funéraire spécifiquement dédié aux tout-petits décédés avant ou peu après la naissance, une pratique attestée mais encore rarement documentée à cette échelle pour l’époque gallo-romaine.
Que vont devenir les restes et objets découverts ?
Ils sont actuellement étudiés dans les laboratoires de l’Inrap, afin d’affiner la datation et de mieux cerner les causes de mortalité, avant une possible restitution publique des résultats.
Sources
- France Info – Des fouilles archéologiques permettent la découverte inédite de 260 sépultures de bébés à Auxerre
- ICI (France Télévisions) – 260 sépultures de bébés des IIe et IIIe siècles découvertes sur un chantier d’archéologie préventive
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



