La maroquinerie Hermès affiche une nouvelle fois une santé insolente. Dans ses résultats publiés ce 22 octobre 2026, le groupe français annonce un chiffre d’affaires trimestriel d’environ 4,1 milliards d’euros, en hausse de 5,5 % sur un an, porté avant tout par ses sacs et articles de cuir. Un contraste saisissant avec le reste du secteur du luxe, où plusieurs maisons peinent à retrouver leur rythme de croissance d’avant-crise.
Une maroquinerie en forte progression
Cœur historique du métier de la maison, la maroquinerie-sellerie a bondi de 12,4 % sur le seul troisième trimestre, à 1,9 milliard d’euros, tirée par le lancement de nouveaux modèles de sacs et par une demande qui reste très supérieure à l’offre volontairement limitée par la marque. À l’inverse, la division vêtements et accessoires recule légèrement, à 1,1 milliard d’euros, pénalisée par un ralentissement de la demande en Chine continentale. Les amateurs de mode et d’accessoires observent avec attention cette divergence entre deux catégories pourtant historiquement liées.
Des trajectoires contrastées selon les zones géographiques
Sur le plan géographique, les Amériques tirent la croissance avec une progression de 10,7 %, qualifiée de « très porteuse » par la direction. L’Europe hors France suit avec +8,6 %, tandis que le marché français progresse plus modestement, de 3,6 %. Le Japon affiche +9,6 % à taux de change constants, alors que l’Asie-Pacifique hors Japon stagne, la Grande Chine connaissant même un léger recul en raison d’un marché immobilier dégradé et d’une confiance des consommateurs encore fragile. Cette diversification des marchés permet à la maison de limiter l’impact du ralentissement chinois, contrairement à des concurrents plus exposés à cette zone.
Un contraste net avec le reste du secteur
La publication intervient quelques jours après celle d’un autre géant français du luxe, dont la division mode et maroquinerie a reculé de 5 % sur la même période, à 8,2 milliards d’euros, sous l’effet d’une demande chinoise toujours convalescente. Nous avions détaillé ce décrochage à l’occasion des résultats du premier semestre dans notre comparatif entre les deux maisons. La résilience du sellier parisien s’explique en partie par son modèle artisanal et une production volontairement rationnée, qui entretient des listes d’attente sur ses pièces phares, loin des logiques de volume adoptées par d’autres acteurs du secteur.
Une stratégie industrielle qui soutient la croissance
Pour accompagner cette demande, la maison poursuit ses investissements industriels : cinq nouvelles manufactures de maroquinerie sont prévues en France d’ici 2030, en complément du réseau existant. Plusieurs boutiques ont également été inaugurées récemment à Londres, New York, Chicago et Osaka. Le directeur général, Axel Dumas, dit viser une « croissance profitable » et affirme rester convaincu de la solidité du modèle artisanal de la maison, malgré les incertitudes économiques et géopolitiques actuelles. Ce savoir-faire artisanal s’inscrit dans une tradition française de la maroquinerie et des bagages de qualité, un secteur où d’autres ateliers tricolores, à des échelles bien différentes, misent eux aussi sur le fabriqué en France, à l’image de ce spécialiste du sac à main personnalisable ou de cette marque de sacs métamorphosables fabriqués en France. Plus largement, ces chiffres trimestriels viennent nourrir les analyses du secteur de l’économie et de la finance, où les résultats du luxe sont scrutés comme un indicateur de la consommation mondiale.
Questions fréquentes
Pourquoi la maroquinerie Hermès résiste-t-elle mieux que celle de ses concurrents ?
La maison mise sur une production volontairement limitée, qui entretient une forte demande et des listes d’attente sur ses modèles les plus recherchés. Sa diversification géographique équilibrée, entre Amériques, Europe et Japon, lui permet aussi d’amortir le ralentissement observé en Chine continentale, contrairement à des maisons plus dépendantes de ce marché.
Quels sont les chiffres clés du troisième trimestre 2026 ?
Le chiffre d’affaires trimestriel s’établit à environ 4,1 milliards d’euros, en hausse de 5,5 % sur un an. La maroquinerie-sellerie progresse de 12,4 % à 1,9 milliard d’euros, tandis que les vêtements et accessoires reculent de 1,4 % à 1,1 milliard d’euros.
La maison va-t-elle ouvrir de nouveaux sites de production en France ?
Oui. Cinq nouvelles manufactures de maroquinerie sont annoncées en France d’ici 2030, en parallèle de récentes ouvertures de boutiques à Londres, New York, Chicago et Osaka.
Sources : Boursorama, 24matins et Investing.com.
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



