Les hémorroïdes fait partie des maladies qui reviennent depuis des siècles. Parfois, on a l’impression que rien ne marche et qu’on va en souffrir éternellement. Ceci dit, il existe un traitement pour mettre un terme aux hémorroïdes externes ou internes. L’important est de persévérer.

Comprendre les hémorroïdes…

Avant toute chose, il faut comprendre ce que c’est que les hémorroïdes, ce qui les déclenche et comment les reconnaître. C’est une étape primordiale de toute guérison. Si vous en souffrez, vous avez surement lu beaucoup sur le sujet. Sinon, en voici une version un peu vulgarisée.

C’est quoi au juste ?

Il vous faut une petite leçon d’anatomie avant d’entrer dans le vif du sujet. Sachez que les hémorroïdes ne sont pas vraiment une maladie mais une inflammation. En fait, l’anus est entouré en dehors et en dedans par des veines qui l’irriguent et lui apportent le sang nécessaire à sa « survie ».

Ces veines, on les appelle des veines hémorroïdaires. Comme son nom l’indique, c’est l’inflammation de ces veines qui font la maladie hémorroïdaire. Ce qui nous amène à la classification des hémorroïdes, à savoir externes et internes. Le mode de traitement change un peu, mais il y a quand même quelques basiques qui s’appliquent aux deux types.

Comment savoir que c’est des hémorroïdes ?

Pour être certains d’avoir des hémorroïdes, il faut s’observer et écouter son corps. Il y a des signes évocateurs des hémorroïdes et des signes confirmateurs.

Généralement, ça commence par une petite gêne à la défécation. On sent une petite masse qui sort avec les selles et rentre après l’effort de poussée. C’est ce qui correspond à un stade précoce ou le premier stade.

Après, il y a les douleurs et les démangeaisons ainsi que la sensation de brûlure qui accompagnent les selles ou qui persistent même après. A ce stade, on peut évoquer d’autres maladies de la marge anale, notamment la fissure anale.

En ce qui concerne les hémorroïdes externes par contre, il suffit de jeter un coup d’œil à son anus pour les voir. Ceci est un signe confirmateur. Si vous les voyez gonflées et bien distinctes, c’est que c’est sans doute des hémorroïdes.

Dans tous les cas, une visite chez un médecin généraliste ou directement à un proctologue est importante pour confirmer le diagnostic une fois pour toute et entamer un traitement adéquat à ce que vous avez.

Vais-je en avoir droit ?

Parfois, il n’est pas nécessaire d’attendre d’en avoir pour savoir qu’on est à risque de développer des hémorroïdes. Même si c’est un trouble et une maladie inflammatoire, les hémorroïdes ont une composante héréditaire.

Alors, si vous avez dans la famille quelqu’un qui en souffre même si c’est difficile de le savoir vu que le sujet reste quand même tabou, sachez que vous êtes susceptible d’en développer.

De plus, le stress, le tabac,  l’alcool, la malbouffe et le climat même dans lequel on vit sont tous des facteurs de risque de la maladie hémorroïdaire.

Mais, ce n’est pas une fatalité et ça se soigne. Pour s’en débarrasser, il y a 3 grandes étapes à suivre.

Etape 1 : prévention !

La première étape consiste à prévenir leur apparition dès qu’on sait qu’on est à risque d’en développer. Vu qu’on n’a aucun contrôle sur nos gênes, on doit agir sur les autres facteurs de risque.

Ça passe par la bouche…

La première chose à faire est de contrôler son alimentation. Tout ce qui passe par la bouche a une influence sur ce qui se passe dans le corps. Le premier ennemi des hémorroïdes est la pression sur l’anus. Ce petit organe supporte toute la pression du corps.

L’alimentation servira donc à prévenir l’augmentation de pression sur l’anus ainsi que l’infection qui deviendra plus tard en cas d’hémorroïdes, la bête noire de la maladie qui est à la base inflammatoire. La règle dans ce cas est de miser sur les fibres.

Tout d’abord, les fibres améliorent le transit et préviennent la constipation. De plus, ça aide à perdre du poids et du coup, diminue le risque de voir apparaitre les hémorroïdes.

Ça descend par…

… l’anus. Oui, il ne faut pas avoir honte de le dire. C’est aussi pour vous dire qu’il faut à tout prix éviter la constipation et les selles dures. Les fibres sont ici aussi l’élément clé. Mais, ce n’est pas tout.

Il ne faut pas hésiter à prendre des laxatifs quand notre corps le réclame. Mais, l’anus n’est pas uniquement pour faire sortir des selles. C’est aussi un orifice pour des pratiques sexuelles. Il faut donc le rendre apte à remplir ce rôle en insistant sur la lubrification.

On s’active alors !

La marge anale, comme pour le reste du corps, est faite aussi de muscles qu’il faut travailler. Un bon tonus musculaire anal prévient beaucoup de maladies comme la fissure anale. Pas d’exercices spéciaux. Il suffit de travailler son corps entièrement même avec une petite marche quotidienne.

On s’hydrate surtout !

L’eau est quelque chose de primordiale dans le régime alimentaire que ce soit pour prévenir la constipation en rendant les selles plus molles, pour améliorer le tonus musculaire de l’anus ou pour tout simplement améliorer les muqueuses et éviter l’infection. Il suffit d’au moins 2 L par jour.

Et… on se nettoie !

Quand on était petit, les mamans nous nettoyaient avec des lingettes humides. Depuis, on se bousille l’anus au papier toilette. Il vaut mieux revenir à ce qui marchait et se traiter comme un bébé. Evitez également les produits parfumés et chimiques. Le savon de Marseille ou le shampoing intime même pour les hommes à ph neutre seront de meilleures alternatives.

Etape 2 : guérison !

Avec ou sans efforts, le mal est fait. Pourtant, il n’est toujours pas trop tard pour s’en débarrasser. D’ailleurs, faites-le naturellement avant que ça ne se complique et que vous ayez besoin de traitements plus invasifs.

Ça fait mal… des antidouleurs

Le traitement des hémorroïdes est avant tout symptomatique. Le premier symptôme à combattre est la douleur. Pour ça, vous pouvez prendre des antidouleurs à la pharmacie ou opter pour des infusions à la lavande afin de traiter la douleur plus naturellement.

Vous pouvez aussi appliquer des glaçons qu’on protège quand même par une serviette propre et douce afin de se débarrasser momentanément de la douleur et de diminuer l’inflammation le temps de dormir et de mettre ses récepteurs en sourdine.

Ça démange… on ne gratte pas !

En plus de la douleur, ça gratte énormément. Toutefois, il faut absolument résister à l’envie de se gratter pour éviter les lésions et la fragilisation de la zone. Comme pour la douleur, les glaçons sont une bonne solution.

Il y a aussi un autre traitement plus spécifique aux hémorroïdes, c’est le bain de siège. Cette technique ancestrale a donné des résultats très bénéfiques. La température de l’eau du bain de siège, bien que très controversée, importe peu.

Pour plus d’efficacité, vous pouvez y ajouter des plantes comme l’écorce de chaîne séchée infusée, de la camomille ou de la lavande. Vous pouvez également trouver des recettes de cataplasmes à faire à domicile.

Ça brûle… vite de l’eau !

La sensation de brûlure peut demander des traitements locaux en plus afin d’y remédier. Mais, comme pour les brûlures, de l’eau peut suffire. Que ce soit en glaçons ou en bain  de siège, ça purifie et aide à avoir un certain confort.
Il existe également certaines huiles essentielles qui peuvent aider à supporter mieux cette période. Utilisée pour plusieurs raisons, elles ont également démontré leur efficacité dans le traitement des hémorroïdes.

Allo, docteur !

Si les traitements naturels ne marchent pas ou que vous avez laissé trainer assez longtemps pour que les complications commencent à surgir, il est indispensable d’aller voir un spécialiste. Sachez qu’il essayera toutes les possibilités avant de se lancer dans un traitement invasif.

Ceci dit, sachez que si votre médecin vous dit qu’il faut passer par le bloc opératoire, c’est qu’il n’a plus de choix. Cette opération est tellement désagréable qu’il ne vous la fera pas subir sans y avoir réfléchit longuement.

Etape 3 : éviter que ça ne revienne !

Quand vous guérissez d’une crise hémorroïdaire, le risque n’est pas nul et vous pouvez y avoir droit de nouveau si vous ne faites pas attention. Vient donc l’étape de la prévention post-maladie.

Un régime alimentaire adéquat

Ne vous laissez plus aller en terme de régime alimentaires et privilégiez les repas équilibrés à la maison plutôt que la malbouffe des fast-foods.

Une activité physique quotidienne

Gardez une activité physique quotidienne et évitez le surpoids. Pour les moins fans de sport, vous pouvez opter pour du yoga ou une simple marche. Eviter de prendre la voiture pour de petites courses peut être un moyen efficace pour s’activer pour les plus fainéants d’entre nous.

De l’hydratation

Ce n’est pas parce qu’on est guéri qu’il fait oublier l’hydratation. Restez sur un rythme d’au moins deux litres par jour et gardez les bons gestes en ce qui concerne l’hygiène intime.

Et… moins de stress !

C’est vrai que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais essayez de diminuer le stress dans votre vie. Offrez-vous un moment de détente de temps en temps et relativisez tout pour rester zen le plus possible.

 

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