En France, la demande pour un petit coin de terre à cultiver en ville dépasse largement l’offre disponible. Les jardins partagés et les jardins familiaux affichent des listes d’attente qui s’allongent, parfois sur plusieurs années, à mesure que de nouveaux habitants cherchent à renouer avec la terre sans quitter la ville.
Une demande qui explose dans les métropoles
Selon la dernière étude de l’Institut Paris Région, l’Île-de-France comptait 1 303 jardins collectifs en 2019, contre 1 064 en 2015, soit une hausse de 22 % en quatre ans. Les jardins familiaux représentent 54 % de ces structures et couvrent 80 % de la surface totale, tandis que les jardins partagés, plus petits (728 m² en moyenne), se multiplient dans les quartiers denses. Fait notable : la surface totale cultivée a pourtant reculé, passant de 879 à 799 hectares sur la même période, sous la pression du foncier urbain.
Cette rareté se traduit par des listes d’attente qui peuvent atteindre plusieurs années dans les villes les plus tendues. À Amiens, la presse régionale rapportait récemment qu’entre 150 et 200 personnes patientent pour obtenir une parcelle, un phénomène observé à des degrés divers à Paris, Lyon, Nantes ou Bordeaux.
Jardins familiaux, jardins partagés : quelle différence ?
Les deux formules répondent à des besoins différents :
- Le jardin familial : une parcelle individuelle, louée à l’année, pensée pour l’autoproduction de légumes toute l’année.
- Le jardin partagé : un espace collectif géré en commun par une association de quartier, où la dimension de lien social prime souvent sur le rendement.
Une enquête Unep-Ipsos déjà consacrée au jardin comme bien social à partager confirmait cette tendance : jardiner reste, pour une large majorité de Français, une activité qui rapproche les générations et les voisins, bien avant d’être une question de production.
Des pouvoirs publics qui s’adaptent
Face à cet engouement, plusieurs grandes villes françaises intègrent désormais les jardins partagés dans leurs documents d’urbanisme, pour sécuriser du foncier dédié plutôt que de le laisser à la seule initiative associative. Les collectivités encouragent aussi les pratiques respectueuses de l’environnement : de plus en plus de jardins collectifs bannissent les traitements chimiques, dans la continuité de ce que rappelait déjà un article sur le jardinage sans pesticides. Reste un défi de fond : concilier la densification des villes, qui réduit le foncier disponible, avec une demande sociale de nature qui ne faiblit pas.
Pour les candidats à une parcelle, le réflexe le plus efficace consiste à s’inscrire simultanément auprès de la mairie, de l’association de jardins familiaux du quartier et, le cas échéant, d’un collectif de jardins partagés : les délais et les critères d’attribution varient fortement d’une structure à l’autre, parfois au sein de la même ville.
Questions fréquentes
Comment obtenir une parcelle de jardin familial ou partagé ?
Il faut généralement s’inscrire auprès de la mairie ou de l’association gestionnaire du site visé, puis patienter sur une liste d’attente dont la durée varie de quelques mois à plusieurs années selon la ville.
Quelle est la différence de surface entre les deux types de jardins ?
Un jardin familial fait en moyenne 0,9 hectare par structure, avec des parcelles individuelles plus grandes, tandis qu’un jardin partagé occupe en moyenne 728 m², cultivé collectivement.
Pourquoi la surface cultivée recule-t-elle malgré la hausse du nombre de jardins ?
La pression foncière dans les métropoles pousse à la création de jardins plus petits et plus nombreux, ce qui explique que la surface totale puisse diminuer même quand le nombre de sites augmente.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale



